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Home -- French -- 04. Sira -- 5 Mockery of the Jews and the first military campaigns of Muhammad

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LA BIOGRAPHIE DE MOHAMED D´APRÈS IBN HISCHAM

5 - MOQUERIES des Juifs et premières expéditions de Mohamed -- (623 après JC)

Résistance et moquerie des Juifs -- La guerre sainte entre dans une nouvelle étape.



5.01 -- Résistance et moquerie des Juifs (à partir de 623 après JC)

écrit par Muhammad Ibn Ishaq (mort 767 après JC) et revu par Abd al-Malik Ibn Hischam (mort 834 après JC)

Traduit de l´Arabe par Dr. Gustav Weil

Une sélection de commentaires de Abd al-Masih et de Salam Falaki

5.02 -- The Resistance and Mockery of the the Jews (after 623 A.D.)

5.02.1 -- Un témoignage de Safiyya

Safiyya, la fille de Huyay ibn Akhtab, aurait dit ce qui suit: « Mon père Huyay et mon oncle Abu Yasir m'aimaient plus que tout. Chaque fois qu'ils avaient affaire avec un autre enfant, ils se tournaient vers moi quand je venais. Quand Mohamed est venu à Médine et s'est installé à Quba, mon père et mon oncle sont allés le voir avant l'aube et ne sont pas revenus avant le coucher du soleil. Ils marchaient lentement et engourdi et semblaient très déprimés. Je leur ai sauté dessus comme d'habitude, mais ils ne me prêtèrent pas attention car ils étaient à ce point tellement triste. J'ai alors entendu mon père demander à mon oncle: « est-ce que c'est lui? Il répondit: « Oui, par Allah! » Il demanda de nouveau: « Le reconnais-tu et confirmes-tu ce qu'il dit? » Il répondit: « Oui ». Puis mon oncle demanda à son tour: « Et que penses-tu faire à son sujet ? » Mon père répondit: « Par Allah, je le traiterai comme un ennemi tant que je vivrai. »

5.02.2 -- Comment les hypocrites parmi les compagnons se tenaient du côté des juifs

Nabtal ibn al-Harith était un homme fort, à la peau foncée, aux cheveux libres, aux yeux rouges et aux joues rouges foncées. Il venait souvent vers Mohamed, lui parlait et apportait ensuite les paroles de Mohamed aux hypocrites. Il dit aussi: « Mohamed est tout ouïe. Il croit ce qu'on lui dit » : * Allah révéla à son sujet: « Certains d'entre eux insultent le Prophète et disent qu'il est tout ouïe. Dis : Il est bon pour vous qu'il soit tout ouïe. Il croit en Allah et a confiance en ceux qui croient. Il a de la compassion pour ceux d'entre vous qui croient. Mais ceux qui offensent le Prophète seront sévèrement punis » (sourate al-Tawba 9, 61). Baladjlan a dit qu'on lui avait raconté comment Gabriel était venu un jour vers Mohamed et dit: « Un homme à la peau sombre s'assoit vers toi avec des cheveux libres, des joues rouges foncées, des yeux rouges qui ressemblent à deux chaudrons en cuivre. Son cœur est plus dur que celui d'un âne. Il apporte tes paroles aux hypocrites. Méfie-toi de lui ! » Il décrivit ainsi comment croire Nabtal ibn al-Harith.

* Cette déclaration est une référence significative dans la biographie d'Ibn Hisham au fait que Mohamed a d'abord écouté avec empressement les Juifs et a accepté, cru et intégré une grande partie de ce qu'ils ont dit dans ses réflexions.
Mohamed s'appuyait sur les déclarations, les nouvelles, les récits et les enseignements des Juifs parce qu'il ne pouvait pas lire la Torah en hébreu et parce qu'il ne recevait lui-même aucune véritable révélation. On peut supposer que sa soif de connaissance de la vérité et du droit a été exploitée et trompée par les charlatans juifs.

5.02.3 -- Comment les hypocrites furent chassés de la mosquée

Jadis, plusieurs hypocrites entrèrent dans la mosquée, murmurèrent ensemble et se serrèrent les uns contre les autres. Lorsque Mohamed s´en aperçu, il les fit jeter dehors par la force.* Abu Ayyub Khalid ibn Zaid attrapa Amr ibn Qays, un frère des Banu Ghanim, et le sortit de la mosquée à coup de pied. Amr ibn Qays criait toujours : « Veux-tu me sortir du ressui des Banu Tha'laba? » Abou Ayyub se tourna alors vers Raafi' ibn Wadia, un des Banu Nadjdjar, le tira par le col de sa robe, le frappa au visage et le jeta dehors en criant : « Fi, sale hypocrite, éloigne toi, hypocrite, du Sanctuaire du Messager d’Allah ! Umara ibn Hazm s'approcha de Zaid ibn Amr, le saisit par sa longue barbe et le sortit de la mosquée par la force. Puis il le poussa des deux mains qu´il tomba et cria : « Tu m'as fait mal, Umara! » Mais il répondit : « Allah te rejette, hypocrite ! Le châtiment qu'Allah te prépare est plus sévère que cela. N'approche plus jamais la mosquée du Messager d’Allah ! »

* Rien ne faisait plus mal à Mohamed que la moquerie de ses ennemis. Il ne pouvait pas supporter de tels hypocrites qui se faisaient passer pour des musulmans, mais qui en réalité rejetaient l'islam. Il ne les a pas avertis, mais il les a fait jeter hors de son sanctuaire avec une force brutale.
Jésus démasqua les hypocrites parmi les Juifs et les flagella avec des paroles virulentes, mais il ne les chassa pas de sa présence. Il les a aimés jusqu'à la fin et leur a dit la vérité ouvertement en face.

Abu Muhammad, l'un des Banu Nadjdjar qui avait combattu avec Badr, et Abu Muhammad Mas'ud ibn Aus, également l'un des Banu Nadjdjar, s´approchèrent de Qays ibn Amr ibn Sahl, le seul jeune homme parmi les hypocrites, et le poussèrent par le col jusqu'à sa sortie de la mosquée. Un homme de la famille d'Abu Sa'id al-Khudri, appelé Abd Allah ibn Harith, s'approcha d'al-Harith ibn Amr, saisit sa tête par les cheveux, et le traîna hors de la mosquée. L'hypocrite cria : « Tu es très rude, fils de Harith! » Celui-là répondit : « Tu le mérites, ennemi d’Allah ! »

Un homme des Banu Amr ibn Auf monta vers son frère Zuwai ibn al-Harith, le jeta hors de la mosquée et cria : « Fi sur lui » et ajouta : « Satan et sa cause se sont emparés de toi ! » Ces hommes étaient dans la mosquée ce jour-là et ont été expulsés sur ordre de Mohamed.

5.02.4 -- Ce qui a été révélé dans la sourate « al-Baqara »

Le début de la sourate „al-Baqara fut révélé contre ces rabbins et les hypocrites parmi les Ausites et les Khazradjites“: “Ceci est la parole que l´on ne peut douter ...” (Sourate al-Baqara 2, 2). “à ceux qui sont incroyants” – à savoir à ce qui t´a été révélé – quand ils disent encore, nous croyons à la révélation passée : „Chez eux, cela est égal si tu leur prêches ou non, ils restent incroyants“ (Sourate al-Baqara 2, 6). Ils réfutent ce qui est écrit sur toi dans leurs livres, ainsi que l´alliance qui a été conclue avec eux à cause de toi (!). Ils ne croient ni à ce qui t´a été révélé et ni à ce qui leur a été révélé par d´autres. Comment veux-tu qu´ils écoutent tes avertissements et tes menaces s´ils démentissent devant toi ce qui leur est connu dans leur révélation ? “Allah a fermé leur cœur et leurs oreilles et un voile se trouve devant leur face ...” (Sourate al-Baqara 2, 7), qui les empêchent de trouver la voie et de croire en la vérité qui t´a été révélée par ton Dieu et qu´ils déclarent comme mensonge quand ils croient à tous ce qui a été révélé auparavant. “... un tourment terrible les attend” (Sourate al-Baqara 2,7) à cause de leur incrédulité envers toi. Ces paroles se rapportent aux rabbins qui renient la vérité après l´avoir reconnu.

“Parmi les hommes : certains disent : nous croyons en Allah au jour dernier, alors qu´ils ne sont pas croyant. (Sourate al-Baqara 2, 8). Il entend par là les hypocrites parmi les Ausites et les Khazradjites et ceux qui étaient avec eux. « 9 Ils tentent de tricher avec Allah et de tromper les fidèles, mais sans s´en rendre compte, ils ne trompent que leurs propres personnes. 10 Un mal ronge leur cœur ... » (Sourate al-Baqara 2, 9-10): le doute. « 11 Lorsqu´on leur dit : croyez comme les autres, ils disent : croirons-nous à la manière des insensés ? 12 En vérité, ils sont eux-mêmes les insensés, sans le savoir ! Lorsqu´ils rencontrent les fidèles, ils affirment être croyants ! » (Sourate al-Baqara 2,11-12). « ... Une fois seuls avec leurs compagnons sataniques (les Juifs qui les exhortent à nier la vérité et à ne pas reconnaître la révélation de Mohamed), ils leur disent : Nous sommes assurément avec vous, seulement nous nous moquons des autres. » (Sourate al-Baqara 2,14) et jouent avec les musulmans. « 15 Allah méprise leurs jeux et les laisse errer dans leur égarement. 16 Ce sont ceux-là qui ont troqué le droit chemin contre l´errance. Leur négoce est une pure perte et ils sont mal guidés. 17 Leur cas ressemble au cas de celui qui s´avise d´allumer un feu et dès que celui-ci éclaire ceux qui l´entourent, Allah emporte la lumière et les plonge dans une obscurité qui les empêche de voir. 18 Sourds, muets et aveugles, il leur est impossible de se repentir. » (Sourate al-Baqara 2,15-18). Ils ne seront pas sauvés de leur condition à cause de leur insubordination et de leurs menaces. « 19 Ou encore au cas de ceux qui, sous le ciel d´une tornade où se mêlent éclairs, tonnerre et ténèbres, se bouchent les oreilles de peur de mourir foudroyés. Allah leur envoie cela pour les punir, il a les infidèles partout sous son autorité. 20 Peu s´en faut que l´éclair n´emporte leur vue. Chaque fois qu´il illumine devant eux, ils avancent. Dès que l´obscurité se répand, ils s´arrêtent. Or si Allah le voulait, il les priverait d´ouïe et de vue car, en vérité, ... 21 Ô hommes ! Adorez votre Seigneur qui vous a créés, vous et ceux qui vous ont précédés ! Ainsi serez-vous pieux. 22 C´est lui qui, pour vous, a fait de la terre une demeure et du ciel un édifice au-dessus de vous ; qui a fait descendre du ciel une eau avec laquelle il a fait pousser toutes sortes de fruits pour votre nourriture. N´associez donc pas à Allah de faux dieux ! » (Sourate al-Baqara 2,19-22) « ... Redoutez un feu dont les pierres et la chair des hommes sont le combustible et qui est destiné à recevoir les mécréants. » (Sourate al-Baqara 2, 24).

* L´enfer joue un rôle décisif dans l´Islam. La peur d´Allah et de son jugement est plus fort que son amour pour lui. Le salut (éventuel) des musulmans pieux est compris comme un sauvetage de l´enfer. (Sourate Maryam 19,70-71).

« Ils ont dit : Notre passage en enfer ne sera que de quelques jours. Dis : Avez-vous pour cela une promesse d´Allah, Allah tient toujours ses promesses ? Ne prêtez-vous pas plutôt à Allah des propos dont vous ne savez rien ? » (Sourate al-Baqara 2,80).

* Mohamed a entendu certaines choses de l´alliance de Dieu avec les Juifs mais il ne savait pas exactement ce que Dieu avait promis et commandé aux Juifs.

Lorsque Mohamed vint à Médine, les juifs affirmèrent : Le monde durera 7000 ans. Dieu punit 1000 ans sur la terre avec un jour en enfer. C´est ainsi que le temps en enfer est de 7 jour, alors le châtiment s´arrête après. Allah révéla à ce sujet : « 81 En fait, quiconque commet des forfaits et se trouve cerné par ses péchés, (Qui, comme vous, agit mal et est si incrédule que l'incrédulité entoure tout ce qui est bon en soi,) voilà ceux qui seront les hôtes de l´enfer ; ils y vivront éternellement. 82 Quant aux croyants qui accomplissent des bonnes œuvres, ils seront dans le paradis où ils demeureront éternellement. » (Sourate al-Baqara 2,81-82). Celui qui croit en ce que vous niez et pratiquez les actes pieux que vous négligez, vient au Paradis pour l'éternité. Il leur annonce ainsi que le châtiment du bien et du mal ne cessera jamais.

Les juifs de Médine étaient divisés en deux partis ennemis : les Qaynuqa' ainsi que leurs alliés, les Khazradjites et les Banu Nadir et Quraiza ainsi que leurs alliés qui étaient les Ausites. Une dispute débuta entre les Ausites et les Khazradjites, les Banu Qaynuqa' se tenaient avec les Khazradjites, tandis que les Nadir et les Quraiza se tenaient avec les Ausites. Ils répandirent de cette manière beaucoup de sang juif bien qu´ils avaient la Thora. Ils pouvaient ainsi connaître par celle-ci ce qui était autorisé et ce qui était interdit. Les Ausites et les Khazradjites étaient des idolâtres qui ne connaissaient ni l´enfer ni le paradis, et qui ne savaient rien sur la résurrection et sur le renouveau, ils ne connaissaient aucune révélation et de ce qui était autorisé et ce qui était interdit. Quand la guerre fut terminée, ils échangèrent des prisonniers les uns les autres conformément à la Torah. Les Qaynuqa' relachèrent ceux qui étaient entre les mains des Ausites, et les Nadir et les Quraiza ceux qui étaient entre les mains des Khazradjites. Mais ils ne prêtèrent pas attention au sang qu'ils avaient versé l'un sur l'autre en aidant les idolâtres. C'est pourquoi Allah, les réprimandant, dit : « .... Croyez-vous en une partie des Ecritures tout en reniant l´autre ? » (Sourate al-Baqara 2, 85), "en ce qui concerne la libération des prisonniers, mais ensuite à verser le sang que la Torah interdit? De plus, ils se chassaient l'un et l'autre du pays et faisaient appel aux idolâtres pour des motifs temporels. *

* Les juifs de Hidjaz étaient fâchés entre eux et soutenaient des opinions contradictoires en ce qui concerne les enseignements. Ceci rendit difficile la reconnaissance de la vérité et la croyance dans leur dogmatique et leur éthique vis-à-vis de Mohamed. D´un autre côté, on peut penser que Mohamed a utilisé leur différence entre eux et s´est servi des frères ennemis l´un contre l´autre – jusqu´à une fin amère.

Puis Allah continua : « Nous avons révélé l´Ecriture à Moïse et nous avons envoyé d'autres messagers comme ses successeurs ? Nous avons donné des signes à Isa, le fils de Marie... » (Sourate al-Baqara 2, 87), qui sont apparus par son intermédiaire : La résurrection des morts et la création d'un oiseau d'argile, auquel il a donné la vie, avec la permission d'Allah. Isa a aussi guéri les malades, a eu connaissance de nombreux secrets et a su ce qu'ils avaient caché dans leurs maisons. Il a pu en plus réfuter leurs erreurs concernant la Torah et l'Evangile qu'Allah lui avait révélés. Mais les Juifs restèrent malgré tout incroyants (voir Sourate Al 'Imran 3, 49-52).*

* Le Coran confirme plusieurs grands miracles de Jésus qui sont écrits dans le Nouveau Testament et dans les livres apocryphes en dehors du Nouveau Testament. Jésus apparait après aux musulmans comme un créateur plein de pouvoir, comme quelqu´un qui ressuscite les morts, comme celui qui fournit à ses disciples de la nourriture et comme législateur. Ses signes surpassent les signes de tous les autres prophètes. Même Mohamed n´a pas pu réaliser de tels miracles, c´est pourquoi il désigna ses versets dans le Coran comme des miracles (ayat).

« 87 ... Or, chaque fois qu´un messager vous apporte une révélation contraire à vos penchants, vous vous enflez d´orgueil et soit vous reniez son message, soit vous le tuez. 88 Ils disent : « nos cœurs sont voilés, mais c’est plutôt parce qu´Allah les a maudits en raison de leur hérésie. Bien faible est leur foi ! » (Sourate al-Baqara 2, 87-88).*

* Les prophéties dans Deutéronome 29,3 et les paroles d´Esaïe 6, 9-10 ont été confirmés par Jésus (Matthieu 15,8). Elles sont aussi reflétées dans le Coran. Ces témoignages confirment la fidélité et l´attachement des juifs à leur dogme, mais témoignent aussi leur réticence contre toute autre enseignement. Ils ont catégoriquement rejeté Jésus, le Fils de Dieu. Ce verset dans le Coran est une des références cachées de Mohamed sur la possibilité et la probabilité de la mort de Jésus contrairement à d´autres déclarations du Coran.

La double colère se réfère à ce qu'ils ont perdu de la Torah qu'ils avaient déjà et à leur incrédulité en Mohamed qu'Allah leur a envoyé de nouveau. Puis il les réprimanda sur le fait qu'il a dû élever la montagne au-dessus d'eux, et qu'ils ont adoré le veau comme Dieu. « Dis-leur : Si la dernière demeure vous est réservée auprès d´Allah, à l´exclusion des autres, souhaitez donc la mort, si vous êtes sincères. » (Sourate al-Baqara 2, 94) ; dit : « Qu'Allah tue celui qui ment de nous deux "* (Cf. Sourate al-Tawba 9, 30 et al-Munafiqun 63, 4) Mais ils n'ont pas voulu accepter cette suggestion de Mohamed. C´est pourquoi il est écrit : « Mais ils ne la souhaiteront jamais sachant ce que leurs mains ont commis ; Allah connait bien les injustes. » (Sourate al-Baqara 2.95). Ils savent qu'ils ont la connaissance de toi dans leurs livres, et pourtant ils te nient. Il est dit que s'ils avaient souhaité la mort le jour où Mohamed leur avait dit cela, alors tous les Juifs auraient péri. Il mentionne ensuite qu'ils étaient avides de la vie temporelle et qu'ils souhaitaient une longue vie : « certes, tu trouveras que les juifs sont les plus attachés à la vie d´ici-bas, plus que les polythéistes. Chacun d´entre eux aimerait vivre mille ans. Mais la longévité ne saurait les sauver du châtiment… .» (Sourate al-Baqara 2, 96). L'idolâtre n'attend pas de résurrection. C'est pourquoi il aime une longue vie autant que les Juifs, qui savent à quelle honte ils peuvent s'attendre dans l'au-delà.

* Mohamed a parfois défié ses ennemis en duel de prière ou du jugement de Dieu. Il n'a pas béni ses ennemis, mais a cherché à les détruire au nom d'Allah. Il s'agit d'une forme cachée de magie noire qui est encore pratiquée aujourd'hui parmi les guides musulmans.

Un jour, un groupe de rabbins juifs est venu voir Mohamed. Leur porte-parole a dit : « Nous voulons te poser quatre questions. "Si tu y réponds, nous croirons en toi et nous te suivrons. » Mohamed accepta cette suggestion, mais il exigea d'Allah une promesse qu'ils tiendraient leur parole. Ils donnèrent la promesse qu'il leurs avait demandée. « Eh bien, demandez ce que vous voulez », dit Mohamed. Ils demandèrent alors : « Explique-nous comment un enfant ressemble à sa mère, bien que la semence vienne de l'homme. » Mohamed répondit : « Je vous jure par Allah et par les jours de son séjour parmi le peuple d'Israël. Ne savez-vous pas que la semence de l'homme est blanche et dense, et que la semence de la femme est jaune et liquide ? Celle parmi les deux qui viendra au-dessus de l'autre, - alors l'enfant lui ressemblera. » Les Juifs s´exclamèrent : « Par Allah, ainsi soit-il ! Maintenant, dit-nous aussi comment est ton sommeil. » Mohamed répondit : « Je vous adjure par Allah et les jours de son séjour parmi le peuple d'Israël. Savez-vous que le sommeil auquel vous pensez qu'il est loin de moi, c´est le sommeil dans lequel dorment les yeux, mais le cœur s'éveille ? » Ils dirent alors : « Oui, par Dieu. » Eh bien, répondit-il, « c'est mon sommeil. Mes yeux sont endormis, mais mon cœur est éveillé. » Ils demandèrent ensuite ce qu'Israël s'était interdit lui-même. A quoi il répondit : « Sa nourriture et sa boisson préférées étaient le lait et la viande de chameau. Une fois, il a eu un mal dont Allah l'a guéri. Il refusa donc, en signe de gratitude envers Allah, la viande et le lait de chameau, qui étaient sa nourriture et sa boisson préférées. » Les Juifs dirent ensuite : « C'est ainsi, par Dieu. Maintenant, donne-nous un autre message de l'Esprit. » Il répondit : « C'est Gabriel qui me rend visite » *. « Par Dieu, c'est ainsi », dirent les rabbins. « Mais nous avons un ennemi qui est roi. Il viendra avec violence et effusion de sang. S'il n'en était pas ainsi, nous te suivrions. »**

* L'esprit de Dieu ou l'esprit de sainteté est compris dans l'Islam comme un ange créé et non comme l'esprit de Dieu lui-même. L'Islam ne connaît pas de Saint-Esprit au sens de la Bible. Par conséquent, un musulman ne peut pas reconnaître le Christ, le Fils de Dieu. Dans l´Islam, il n'y a pas de dons et de fruits du Saint-Esprit, mais seulement des fruits de la chair (1 Corinthiens 12, 3 ; Galates 5, 19-23).
** Cette curieuse histoire, qui mélange des idées soufistes (mais le cœur reste éveillé) avec des idées bédouines (comme manger de la viande de chameau), remonte probablement à Ka'b ibn al-Ahbar et suggère une origine juive.

Un affranchi de la famille de Zaïd ibn Thabit a rapporté de 'Ikrima ou de Sa'id ibn Djubair, qui l'a appris d'Ibn 'Abbas, que Mohamed avait envoyé la lettre suivante aux Juifs de Khaybar : « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux et le Très Miséricordieux. De la part de Mohamed, le Messager d'Allah, l'ami et le frère de Moïse, qui déclare la Révélation de Moïse comme vraie. Allah vous parle : « O hommes de la Torah ! Vous trouverez dans vos écrits : Mohamed est le messager d´Allah. Lui et ses compagnons sont sévères envers les infidèles et compatissants entre eux. Tu les vois en prière, inclinés et prosternés, cherchant à bénéficier les faveurs d´Allah et à lui plaire ; marqués au front par les traces de la prosternation et comparés, dans la Thora et dans l´Evangile, à un champ semé qui a sorti des pousses qui, en croissant, deviennent robustes et élancées sur leurs tiges faisant la fierté des semeurs. C´est par leur force qu´Allah provoque le ressentiment des mécréants. A ceux d´entre eux qui croient et qui accomplissent de bonnes œuvres, Allah a promis le pardon et une récompense sublime. » (Sourate al-Fath 48, 29). Je jure par Allah et par ce qu'il vous a révélé. Je jure, par celui qui a nourri vos premières tribus avec de la manne et des cailles, par celui qui a asséché la mer pour vos pères, afin de les délivrer de Pharaon et de ses œuvres. Dites-moi si vous ne trouvez pas dans votre révélation que vous devez croire en Mohamed. Si vous ne le trouvez pas, aucun blâme ne vous atteindra. La vérité émergera clairement de l'erreur. Je vous appelle à croire en Allah et en son prophète.*

* Mohamed s´est souvent efforcé et de manières multiples afin de gagner les juifs à l´Islam – la plupart du temps en vain.

Parmi ceux dont le Coran parle, on trouve les rabbins et les mécréants parmi les Juifs qui l'ont interrogé et tourmenté.

Alors, Abd Allah ibn 'Abbas et Djabir ibn Abd Al-lah m'ont dit : " Abu Yasir ibn Akhtab vint une fois vers Mohamed quand il avait lu le début de la Sourate al-Baqara : Alef, Läm, Mïm.* C’est l'Écriture qui ne peut pas être mise en doute » (sourate al-Baqara 2, 1-2). Puis il vint vers son frère Huyay ibn Akhtab, qui était assis avec d'autres Juifs, et leur dit : « J'ai entendu Mohamed lire : "Alef, Läm, Mïm. C'est l'écriture. Ils demandèrent : « As-tu vraiment entendu cela? » Il répondit : « Oui ». Alors Huyay se rendit avec ces Juifs auprès de Mohamed et lui demanda si Gabriel lui avait révélé Aleph, Läm, Mïm. Il répondit : « Oui. » Ils dirent alors : « Dieu a envoyé des prophètes avant toi, mais nous ne savons pas qu'il ait dit à quelqu'un d'autre que toi combien de temps son royaume durera et quel sera le sort de son peuple. Puis il se tourna vers ceux qui étaient avec lui et continua : « Alef est un, Läm 30 et Mïm 40, en tout 71 ans. Voulez-vous prendre une foi dont le royaume et le peuple ne dureront que 71 ans ? Puis il demanda à Mohamed s'il avait reçu des révélations similaires. Il répondit : "Oui, Alef, Läm, Mïm, sad. Alors Huyay dit : " Ceci est par Dieu plus long et plus difficile: Alef 1, Läm 30, Mïm 40 et sad 60, cela ferait 131 ans. Il demanda ensuite à Mohamed d'autres révélations. Il nomma Alef, Läm, ra. Huyay dit alors : " C'est encore plus long et plus difficile. "Alef 1, Läm 30, ra 200, ça fait 231." Il demanda s´il en avait d'autres encore et Mohamed nomma Alef, Läm, Mïm, ra. Hu-yay dit : " C'est encore plus long et plus difficile : Alef 1, Läm 30, Mïm 40, ra 200, c'est-à-dire 271 " – « Eh bien », continua-t-il en se tournant vers Mohamed, « nous avons des doutes sur le fait qu'on t´ait promis une longue ou une courte durée », après quoi ils le quittèrent. Abu Yasir dit à son frère Huyay et aux autres rabbins : « Peut-être que tout cela s'additionne à 71, 131, 231 et 271, soit un total de 704 ans. Ils répondirent : « Nous avons des doutes à ce sujet. On pense qu'ils sont désignés par les mots : « ... c´est lui qui t´a révélé le livre comprenant des versets dont le sens est clairement saisissable, formant les sources de références, et d´autres qui sont ambigus... . » (Sourate Al 'Imran 3, 7). **

* “Alef, Läm, Mïm” sont les noms de l´alphabet arabe A, L et M. Certains juifs utilisent les valeurs numériques des lettres arabes afin de trouver une signification spéculative aux lettres initiales de cette sourate et d'autres sourates similaires.
** Ce décompte dit Abdjad est d'origine juive et est basé sur les valeurs numériques des lettres individuelles. Bien que cette méthode de calcul n'ait aucun fondement dans le Coran ou dans la tradition islamique, elle a été adoptée par les musulmans. Aujourd'hui encore, les milieux fondamentalistes comme Ahmad Dedat tentent de prouver l'origine divine du Coran avec les chiffres "neuf" et "quarante-neuf" qu'ils pensent avoir souvent rencontrés dans le Coran sur la base de tels calculs.

Un érudit digne de confiance a dit : « Ces versets apparurent lorsque les gens de Nadjran vinrent vers Mohamed et l'interrogèrent sur le Christ. Mohamed ibn Abi Umama a dit qu'il avait entendu dire que ces versets avaient été écrits contre les Juifs sans donner de raison. Allah sait ce qui est vrai.

Comme Ikrima, l´affranchi d'Ibn 'Abbas qui l'a appris d'Ibn 'Abbas, l'a rapporté, les Juifs ont supplié leur Dieu de leur envoyer un messager avant l'envoi de Mohamed contre les Ausites et les Khazradjites, mais quand Allah a envoyé un messager des Arabes, ils n'ont pas cru en lui et ont nié ce qu'ils avaient dit de lui auparavant. Mu'adh ibn Dja-bal et Bishr ibn al-Bara ibn Marur, un frère des Banu Sa-lama, leur a dit : « Craignez Allah, vous les Juifs, et devenez musulmans ! Quand nous étions encore des idolâtres, vous avez appelé Mohamed contre nous et vous avez dit qu'il serait envoyé et vous l´avez décrit tel qu'il est. Alors Salam ibn Mishkam, un frère des Banu Nadir, répondit : « Il ne nous a rien apporté que nous ne sachions déjà ; ce n'est pas lui que nous avons imploré » * Allah a alors révélé : Lorsqu´ils reçurent un livre révélé par leur Seigneur confirmant ce qu´ils avaient déjà reçu, alors qu´ils se prévalaient auparavant de l´annoncer au mécréants, quand ils reçurent donc ce qu´ils connaissaient, ils le renièrent. Maudits soient les mécréants ! (Sourate al-Baqara 2, 89).

* Les juifs attendent toujours le Messie, alors qu´il est déjà apparu dans Jésus. Mohamed avait déjà entendu cela et prit la place lui-même comme celui qui était promis. (Matthieu 24, 5).

Malik ibn Dhaif a dit : « Quand Mohamed fut envoyé et qu'il parla aux Juifs au sujet de l'alliance qu'Allah avait conclue avec eux pour son propre compte, ils dirent : « Par Allah, il n'y a pas d'alliance ni de promesse concernant Mohamed entre Allah et nous. Puis Allah se révéla : « Faut-il qu´à chaque fois qu´ils concluent un pacte, qu´une partie d´entre eux le dénonce ? C´est que la plupart d´entre eux ne croient pas. » (Sourate al-Baqara 2, 100). Abu Saluba al-Fitjuni dit un jour à Mohamed : « Tu ne nous as rien apporté que nous n'ayons su auparavant, et Allah ne t'a pas envoyé de signes clairs pour que nous te suivions. »

* Mohamed avait demandé des détails sur l'alliance de Yahvé avec le peuple d'Israël. Il avait reconnu que ce n'était pas l'homme qui avait fait une alliance avec Dieu, mais l'Eternel avec les mortels. Mais Mohamed supposa que sa propre venue était déjà promise au moment de l'alliance.

5.02.5 -- Comment les juifs et les chrétiens se sont disputés avec Mohamed

Quand les habitants chrétiens de Nadjran vinrent voir Mohamed, les rabbins allèrent les voir et se disputèrent avec Mohamed. Raafi' ibn Huraimala dit : « Votre cause n'est rien », et il exprima ainsi son incrédulité en Christ et dans l'Evangile. Un chrétien dit alors aux Juifs : « Votre cause n'est rien », et il nia la Torah et la prophétie de Moïse. Puis Allah fit une révélation : « la foi des chrétiens est sans fondement » affirment juifs : « la foi des juifs est sans fondement » rétorquent les chrétiens, alors que les uns et les autres récitent les Ecritures. Bien avant qu´ils ne le disent, ceux qui ignoraient le Livre disaient la même chose des juifs et des chrétiens. Allah tranchera leur différend le jour de la résurrection. (Sourate al-Baqara 2, 113). Pourtant chacun d'eux lit dans son écriture la confirmation de ce qu'il nie. Les Juifs ne croient pas en Christ, alors qu'ils trouvent dans la Torah ce qu´Allah leur a révélé par Moïse sur la foi en Christ. Les chrétiens lisent dans l'Evangile ce que le Christ a dit sur la foi en Moïse et dans la Torah révélée par Dieu. Et pourtant, chacun nie ce que l'autre a. Raafi' dit alors à Mohamed : « Si tu es un messager d'Allah, comme tu le prétends, qu'Allah nous parle directement afin que nous puissions entendre ses paroles ! » Alors Allah révéla : « Les ignorants parmi les infidèles disent : Que ne puissions-nous entendre directement les paroles d´Allah ou recevoir un signe de lui ! Ainsi avaient déjà dit les générations qui les ont précédés, et qui avaient la même pensée. Leur cœur est empêtré dans le doute. Or nous avons rendu les signes évidents pour ceux qui croient fermement. » (Sourate al-Baqara 2, 118).

* Les chrétiens ont critiqué les Juifs parce qu'ils ont rejeté Jésus, leur Messie et Sauveur, et ont continué à vivre sous la malédiction de la loi.

L'aveugle Abd Allah ibn Suriya al-Fitjuni dit à Mohamed : « Nous sommes les seuls à diriger, suit-nous, tu seras aussi dirigé. Les chrétiens lui dirent la même chose. * Sur ces révélations, Allah révéla : « Certains disent : soyez juifs ou chrétiens pour être sur le bon chemin : Dis : Et bien non ! suivez plutôt la confession d´Abraham, ce croyant sincère, qui n´a jamais été parmi les polythéistes. » (Sourate al-Baqara 2, 135).

* Les juifs ont rejeté les chrétiens parce qu'ils étaient considérés comme des gens impurs qui ne vivaient pas sous les ordres de la loi et ont aussi prétendu que les juifs avaient manqué l´objectif de leur histoire, Jésus (Yahvé dans la chair).
Le conflit entre juifs et chrétiens a rendu difficile pour Mohamed la recherche de la vérité, à cause des différences irréconciliables qui existaient entre les deux religions. Il a essayé de construire un pont entre les deux doctrines en se présentant comme le messager de Dieu pour le monde entier.
D'autre part, tant les juifs que les chrétiens ont essayé de convertir Mohamed et de le persuader de se convertir en pleine conscience à la loi de Moïse ou à la grâce de Jésus-Christ. Il répondit à leurs tentatives missionnaires en adoptant des idées essentielles de la Bible dans le Coran, mais en les transformant dans l´Islam.

5.02.6 -- Ce qu´on dit les juifs lorsque la direction de la prière fut changée (Janvier 624 après JC)

Lorsque la direction de la prière (Qibla) fut changée de Syrie vers La Mecque, et cela au mois Radjab (7ième Mois), 17 mois après l´arrivée de Mohamed à Médine, Rifa'a ibn Qays, Fardam ibn Amr, Ka'b ibn al-Aschraf, Raafi' ibn Abi Rafi, Hadjdjadj ibn Amr, un protecteur de Ka'bs, Rabi'a ibn Rabi'a ibn Abi al-Huqaiq et son frère Kinana vinrent vers Mohamed et lui dirent : « Qu´est-ce qui t´a fait changer la direction de la prière initiale, toi qui prétendait être dans la foi d´Abraham ? * Revient à la direction initiale, alors nous te suivrons et nous croirons en toi. » Ils avaient simplement l´intention de le détourner de sa foi. Allah révéla alors : « 142 Les insensés parmi eux diront : « Pourquoi ont-ils renoncé à s´orienter, pour la prière, vers la direction qu´ils avaient adoptée auparavant ? Dis-leur : L´Orient et l´Occident appartiennent à Allah ; il dirige qui il veut vers le droit chemin. 143 Ainsi avons-nous fait de vous une communauté de juste milieu pour que vous soyez témoins des autres humains et le messager d´Allah témoignera de vous. Nous n´avons établi le direction de la prière vers laquelle tu t´orientais auparavant que pour reconnaître ceux qui suivront toujours leur messager de ceux qui lui tourneront le dos ; encore que ce changement constitue une épreuve pénible ....” (Sourate al-Baqara 2,142-143).

* Mohamed a d'abord fait prier tous les musulmans vers Jérusalem. Avec cela, il voulait gagner les Juifs à l'Islam. Mais comme les Juifs s'endurcissaient contre l'Islam et se moquaient de plus en plus ouvertement de Mohamed, il rompit avec toutes les traditions du peuple de l'Ancien Testament et il développa sa propre religion, sa culture et ses coutumes islamiques. Le changement de direction de la prière de Jérusalem à La Mecque marque la rupture finale entre Mohamed et les Juifs.

5.02.7 -- Discours de Mohamed dans le bazar des juifs des Banu Qaynuqa' à Médine

Lorsqu'Allah ravagea les Qurayshites lors de la bataille de Badr, Mohamed rassembla les Juifs dans le bazar des Banu Qaynuqa' dès son retour à Médine et dit : « Ô vous, les Juifs ! Convertissez-vous à l'Islam avant qu'Allah ne vous tombe dessus comme les Qurayshites », mais ils répondirent : « Ne te laisse pas tromper par ton imagination ! Tu as dû tuer des Qurayshites qui n'avaient aucune expérience et aucune connaissance du combat. Par Dieu, si tu nous fais la guerre, tu apprendras que nous sommes des hommes comme tu n'en a pas encore rencontré. Allah révéla à ce sujet : dis aux infidèles : « 12 vous serez vaincus et conduits en masse vers la géhenne ; quel misérable séjour ! 13 Il est un signe pour vous dans la rencontre de deux troupes, l´une d´elles menant le combat pour la cause d´Allah, l´autre infidèle ; le nombre des combattants croyants paraissait aux impies le double de ce qu´il était en réalité. Ainsi Allah accorde-t-il son appui à qui il veut. C´est là une leçon à méditer par les esprits clairvoyants. » (Sourate Al 'Imran 3,12-13).

* Après la victoire des musulmans sur la double à triple supériorité des Qurayshites dans la bataille de Badr, Mohamed commença à menacer ouvertement les Juifs en leur disant que cela aurait de mauvaises conséquences s'ils ne devenaient pas musulmans. Il assiégea, vaincu et força leurs tribus l'une après l'autre à émigrer. Ils durent laisser leurs biens et leurs armes derrière eux

5.02.8 -- Comment Mohamed est allé dans une école juive

Une fois, Mohamed entra dans une école juive et demanda aux Juifs qui s'y trouvaient de croire en Allah. Nu'man ibn Amr et Harith ibn Zaid lui demandèrent quelle était sa religion. Il répondit : « La religion d'Abraham ». Ils répondirent : « Abraham était juif ». Mohamed voulait laisser la Torah décider entre eux. Mais ils refusèrent. Allah révéla ensuite : “23 Ne vois-tu pas le cas de ceux qui ont reçu une partie des écritures ? Appelés à soumettre leurs différends à l´arbitrage du livre d´Allah, voilà que certains d´entre eux s´en détournent en se dérobant. 24 C´est parce qu´ils ont affirmé : notre séjour en enfer sera de quelques jours seulement. Ils se sont laissés abuser, en matière de religion, par les mensonges qu´ils ont eux-mêmes inventés. » (Sourate Al 'Imran 3,23-24).

* Avec l´affirmation que l´Islam était la religion d´Abraham, Mohamed a essayé de gagner les juifs à l´Islam encore une fois.

Lorsque les chrétiens de Nadjran et les rabbins se réunirent chez Mohamed pour discuter, les rabbins dirent : « Abraham n'était rien d'autre qu'un Juif ! » Mais les chrétiens affirmèrent qu'Abraham était un chrétien. Allah fit alors une révélation : “65 Dis-leur : Ô gens du livre ! Pourquoi discutez-vous au sujet d´Abraham alors que la thora et l´évangile n´ont été révélés qu´après lui ? Ne seriez-vous donc pas bien logiques ? 66 Que vous discutiez au sujet de ce que vous êtes censés connaître, soit ; mais comment discuter à propos de de questions sur lesquelles vous n´avez pas d´information ? Or Allah sait, tandis que vous, vous ne savez pas. 67 Abraham n´était ni juif ni chrétien ; il était un croyant fervent, entièrement soumis (en tant que musulman) *, il n´a jamais été païen. » (Sourate Al 'Imran 3,65-67).

* Mohamed a essayé de présenter Abraham comme un Musulman (soumis à la volonté divine). Après de vaines tentatives de gagner les juifs à l´Islam, il rompit le dialogue avec eux et ordonna la séparation conséquente d´eux avec une révélation d´Allah.

Plus d´un croyant de l´Islam était lié d´amitié avec des juifs, parce qu´ils étaient, alors dans le paganisme, voisins ou camarades protecteurs. Allah leur interdit plus tard de tels contacts en leur révélant : « 118 Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas d´alliés intimes en dehors des vôtres. Ils ne cherchent qu´à jeter le trouble parmi vous et se réjouissent toujours de vos infortunes. Leur haine se manifeste par leurs bouches, mais ce que cachent leurs cœurs est encore pire. Voilà que nous vous exposons nos signes, pour peu que vous raisonniez. 119 Voilà que vous les chérissez tandis qu´ils vous détestent ; vous croyez au livre en totalité (au contraire de vous-mêmes) …. » (Sourate Al 'Imran 3,118-119).

5.02.9 -- Incident entre Abu Bakr et Finhas

Abu Bakr est allé autrefois dans une école juive. Il trouva beaucoup de gens réunis autour d'un des rabbins les plus savants du nom de Finhas. Un autre rabbin nommé Aschya était également présent.

Abu Bakr dit à Finhas : « Malheur à toi ! Craignez Allah et devenez musulman ! Par Allah, tu sais que Mohamed est un messager d'Allah, qui te révèle la vérité d'Allah. « ,... et qui suivent mon messager, le prophète des gentils dont ils trouvent l´avènement dans la thora et l´évangile…. » (Sourate al-A'raf 7,157).

Finhas répondit : « Par Dieu, nous n'avons pas besoin de votre Allah. Il a besoin des nôtres ! Nous ne nous tournons pas vers lui autant qu'il se tourne vers nous. Nous pouvons nous priver de lui plutôt que lui de nous. Sinon, il n'emprunterait pas notre argent, vous interdisant de prendre des intérêts, mais vous nous donnez des intérêts. S'il n'avait pas besoin de notre argent, il ne nous aurait pas donné d'intérêts ». Abu Bakr était furieux, et il frappa Finhas au visage en disant : « Au nom de celui qui a mon âme en son pouvoir, s'il n'y avait pas d'alliance entre nous, je te couperais la tête, toi l´ennemi d'Allah. Finhas alla voir Mohamed et se plaignit de ce que son ami avait fait. Mohamed demanda alors à Abu Bakr ce qui l'avait poussé à le faire. Abu Bakr dit : « Cet ennemi d'Allah a prononcé une parole méprisante. Il a affirmé qu'Allah a besoin des Juifs, mais qu'ils peuvent se priver de lui. Je me suis mis en colère contre lui pour l'amour d'Allah et je l'ai frappé au visage ». Finhas nia avoir dit ces mots. Allah révéla alors comme confirmation des paroles d'Abu Bakr et pour réfuter celles de Finha : « Allah a entendu la parole de ceux qui ont dit : Allah est pauvre et nous sommes des nantis*. Nous allons consigner leur propos et noter qu´ils mettaient les prophètes à mort sans aucune raison. Nous leur dirons : savourez le tourment du brasier. » (Sourate Al 'Imran 3,181).

* La moquerie des Juifs à l'égard d'Allah a frappé les musulmans dans le cœur. Les Juifs étaient riches. Les musulmans leur ont emprunté de l'argent pour leurs campagnes de guerre et ont payé des intérêts, bien que l'Islam interdise de prendre des intérêts. Les Juifs se moquaient de cette hypocrisie, méprisaient les musulmans et les humiliaient. D'un point de vue islamique, le discours des Juifs équivalait à un blasphème. Cela leur valut le titre d'"ennemis d'Allah".

5.02.10 -- Comment les Juifs ont contesté la révélation

Sukain et Adi ibn Zaid dirent à Mohamed : nous ne savons pas qu´Allah a révélé quelque chose à d´autres hommes après Moise. Le verset suivant du Coran fut révélé: « 163 Nous t´avons fait une révélation comme nous en avons fait à Noé et aux prophètes après lui. Nous l´avons faite aussi à Abraham, Isdaak, Jakob, aux Asbat, à Jésus, à Job, à Jonas, à Aaron et à Salomon. Nous avons donné les psaumes à David. 164 Comme nous avons fait révélation à d´autres messagers dont nous t´avons cité certains, alors que nous ne t´en avons pas cité d´autres. Aussi Allah a-t-il effectivement parlé à Moise. » (Sourate al-Nisa' 4,163-164). Mohamed dit à d´autres juifs qui lui était apparu : « ne savez-vous pas qu´Allah m´a envoyé vers vous ? » Ils lui répondirent : « Non, nous ne le savons pas et nous ne pouvons pas le témoigner ».

5.02.11 -- Comment se sont-ils alliés pour tuer Mohamed

Mohamed s'est rendu une fois chez les Banu al-Nadir et les a approchés pour l´aider à cause de la rançon pour les Emirites, dont certains avaient été tués par Amr ibn Umaiyya al-Damri. Quand ils furent tous ensemble, ils dirent : « Vous ne trouverez jamais Mohamed plus proche de vous que maintenant. Qui veut monter sur cette maison et lui jeter une pierre pour nous donner la paix devant lui ? » Amr ibn Djhash ibn Ka'b dit : « Moi ! » Mais Mohamed prit connaissance de leur plan et partit. Puis Allah fit une révélation : « Ô vous qui croyez ! Rappelez-vous la grâce qu´Allah vous a faite, en retenant les bras de certains de vos ennemis qui s´apprêtaient à vous attaquer. Redoutez donc Allah, c´est à Allah que les croyants doivent se fier. » (Sourate al-Ma'ida 5,11).

Une fois, Nu'man ibn Adha, Bahri ibn Amr et Scha's ibn Adi sont venus parler à Mohamed. Il leur demanda de se tourner vers Allah et les avertit de son châtiment. Puis ils dirent : « Pourquoi nous menaces-tu Mohamed ? Nous sommes les amis et les fils de Dieu, comme disent les chrétiens ». Puis Allah fit une révélation : « Les juifs et les chrétiens disent qu´ils sont les fils et les favoris d´Allah. Dis-leur : Pourquoi alors vous punit-il pour vos péchés ? En fait vous n´êtes que de simples mortels parmi ceux qu´il a créés ; il pardonne à qui il veut et il châtie qui il veut. A Allah le royaume des cieux et de la terre et ce qui est entre les deux. C´est à lui que tout sera ramené. » (Sourate al-Ma'ida 5,18).

* Mohamed et ses disciples savent que les chrétiens (et jusqu'à présent aussi les juifs) disent : « Nous sommes les enfants de Dieu ». Mais leurs souffrances et leur mort ont empêché Mohamed de croire en leur position particulière. Il voyait dans chaque souffrance qui leur arrivait un châtiment d'Allah. Il ne pouvait pas comprendre la souffrance comme un moyen d'éducation divine et comme un signe de la grâce divine.

5.02.12 -- Mohamed et la punition en cas d´adultère

Lorsque Mohamed arriva à Médine, les rabbins se réunirent dans une école parce qu'un de leurs hommes avait forniqué avec une femme juive mariée et dirent : "Envoyez l'homme et la femme à Mohamed et laissez-lui le soin de les juger. * S'il juge comme vous, en leur imposant Tadjbiya, suivez-le ; il est alors un prince (Tadjbiya signifie : flagellé avec une corde de fibres enduite de poix noire ; le visage des criminels était noirci. Ensuite, les deux étaient placés à l'envers sur deux ânes, le visage tourné vers la queue). Mais si Mohammed les condamne à la lapidation, c'est un prophète. Veillez à ce qu'il ne vous vole pas ce que vous avez.

* La loi islamique ne vise pas en premier lieu à aiguiser la conscience, mais à punir le transgresseur. Il s'agit d'un droit pénal qui requiert le pouvoir exécutif de l'État. L'islam est une religion de droit ; il doit créer l'État religieux, sans lequel la loi ne peut être appliquée.

Ils allèrent ensuite voir Muhammad et lui demandèrent de juger cet homme et cette femme. Mohamed alla voir les rabbins de l'école et leur dit : "Apportez-moi les érudits parmi vous." Ils lui présentèrent à Abd Allah ibn Suriya. Mohamed resta seul avec Abd Allah ibn Suriya, qui était encore jeune et l'un des plus jeunes d'entre eux, et approfondit la question en lui disant : « Je t'invoque par Allah et te rappelle le séjour de Dieu parmi les fils d'Israël. Ne sais-tu pas qu'Allah punit l'adultère dans la Torah par la lapidation ? » Il répondit : « Oui, par Dieu, et ils savent que tu es un messager, un prophète, mais ils t'envient. » Mohamed donna ensuite l'ordre de lapider les deux adultères au Banu Ghanm ibn Malik à la porte de sa mosquée*. Plus tard, Abd Allah nia ce qu'il avait dit et ne crut pas à la prophétie de Mohamed.

* Jésus a également ordonné dans Jean 8, 3-11 de lapider la femme adultère, mais avec l'ajout : « Que celui qui est sans péché parmi vous lui jette la première pierre ». Alors tous les accusateurs s'en allèrent, même les pieux et les disciples. Jésus, l'innocent, aurait maintenant dû lapider la femme adultère. Mais il ne l'a pas fait. Enfreignait-il la loi ? Non ! Il a pris sur lui la culpabilité de la pécheresse et est mort à sa place.

A la suite de quoi, Allah révéla : « Ô messager ! ne te laisse pas affliger par ces hypocrites qui se précipitent dans l´impiété, qui se disent croyants du bout des lèvres et dont les cœurs sont mécréants, ni par ces juifs qui prêtent leurs oreilles aux mensonges en écoutant ceux qui ne sont jamais venus vers toi, qui faussent les écritures, et qui leur disent : si ce que vous recevez est conforme à nos vues, acceptez-le, sinon (c´-à-d. la lapidation) prenez-en garde. » (Sourate al-Ma'ida 5,41).

Mohamed laissa lapider les deux juifs devant la porte de sa mosquée. Lorsque l'homme fut frappé par les pierres, il se pencha pour protéger sa bien-aimée, de sorte qu'ils furent tués ensemble. Ce fut l'œuvre d'Allah qui poussa son messager à rechercher sur le châtiment de l'adultère.

* La ruse des Juifs pour tester la prophétie de Mohamed dans ses jugements sur les deux adultères leur valut l'accusation indéfendable d'avoir falsifié les paroles de la Torah. Depuis lors, les musulmans ont affirmé que la Bible était à l'origine une véritable révélation de Dieu, mais sous sa forme actuelle, les lettres ont été déformées et modifiées par les Juifs. Ainsi, le Coran fut élevé au rang de norme et la vérité fut déclarée fausse à partir du mensonge.

5.02.13 -- Comment les juifs ont contesté que Christ soit un prophète

Abu Yasir ibn Akhtab, Nafi' ibn Abi Nafi', Azir ibn Abi Azir, Khalid, Zaid, Izar ibn Abi Izar et Aschya vinrent chez Mohamed et lui demandèrent à quel messager il croit. Mohamed dit alors : « ..Nous croyons en Allah, à ce qui nous a été révélé, à ce qui a été révélé à Abraham, à Ismaël, à Isaak, à Jacob et aux Asbat, à ce qui a été confié à Moise et à Jésus et à tout ce qui a été révélé aux prophètes par leur Seigneur ; nous ne faisons aucune distinction* entre eux et nous sommes soumis à Allah. » (Sourate al-Baqara 2,136). Lorsqu'il mentionna également le Christ, ils nièrent sa prophétie et dirent : « Nous ne croyons pas au Christ, ni à celui qui croit en lui » ** Sur ceci, Allah révéla : « Dis-leur : Ô gens du livre ! Qu´avez-vous à nous reprocher sinon notre foi en Allah, en la révélation qui nous a été faite et en celle qui l´a précédée, alors que la plupart parmi vous sont pervers ? » (Sourate al-Ma’ida 5, 59).

* Mohamed se considérait comme le dernier dans la série des prophètes de l´Ancien Testament et se positionnait lui-même avec Jésus sur un même niveau.
** Comme Mohamed croyait en la mission de Jésus, il fut rejeté par les juifs et nié comme vrai prophète. La foi de Mohamed en Jésus lui valut l´opposition des juifs.

Une fois, Raafi' ibn Haritha, Sallam ibn Mischkam, Malik ibn Dhaif et Raafi' ibn Huraimala vinrent voir Mohamed et lui dirent : "Ne prétends-tu pas suivre, Mohamed, la religion et les enseignements d'Abraham, croire en notre Torah et confesser qu'elle contient un droit divin ? Mohamed répondit : « Oui, mais vous y avez apporté des changements et vous avez dissimulé ce qui y est écrit, comme l'alliance que Dieu a conclue avec vous. Vous cachez ce qu'elle contient et ce que vous auriez dû expliquer aux gens. Je me tiens à l'écart de vos innovations. » * Les Juifs dirent alors : « Nous nous en tenons à ce que nous avons. Nous sommes dans la conduite divine et dans la vérité éternelle. Nous ne croyons pas en toi, nous ne te suivons pas. Alors Allah fit une révélation : « Ô gens du livre ! Votre œuvre ne reposera sur rien tant que vous n´aurez pas mis en pratique les enseignements de la thora, de l´évangile et tout ce qui a été révélé par le Seigneur **. Certes, la révélation descendue sur toi rend un grand nombre d´entre eux plus furieux, plus violents dans l´impiété. Ne t´afflige point pour un peuple infidèle. » (Sourate al-Ma'ida 5, 68).

* Mohamed a reproché aux Juifs d´avoir modifié ou supprimé divers textes de la Torah. Il était convaincu qu'il avait été prophétisé à l'avance dans l'Ancien Testament. Il a qualifié les textes de la Bible de faux, parce qu'on lui avait refusé la reconnaissance. Il n'était pas préoccupé par la vérité, mais en fin de compte seulement par sa propre personne.
** Ce verset du Coran pourrait être un puissant appel à la repentance pour tous les juifs et les chrétiens, si ce n'était la clause subordonnée selon laquelle ils devaient aussi croire en ce que Mohamed a révélé.

Nahham ibn Zaid, Qardam ibn Ka'b und Bahri ibn Amr vinrent vers Mohamed et lui dirent : « Ne sais-tu pas qu'il y a d'autres dieux en dehors d'Allah ? » * Il répondit : « Non, il n'y a qu'un seul dieu. C'est pour cela que j'ai été envoyé, et que je vous appelle à croire ». Allah révéla alors : 19 « Dis : Quel est le témoignage le plus sublime ? Dis : Allah est le témoin entre moi et vous, que ce Coran m´a été révélé pour vous prévenir ainsi que tous ceux qui ont été informés de son message, alors que vous témoignez de l´existence d´autres divinités qu´Allah. Dis : Moi, je n´atteste point ce que vous dites. Dis : il n´y a qu´un Dieu unique, je me proclame innocent de ce que vous lui associez. » 20 Ceux auxquels nous avons donné les écritures reconnaissent ce livre, comme ils reconnaissent leurs propres enfants, ceux qui n´y croient pas ont perdu leurs âmes. (Sourate al-An'am 6,19-20).

* Les Juifs voulaient tenter Mohamed pour qu'il dise qu'il croyait secrètement en d'autres dieux. Mais il a témoigné de l'unicité d'Allah et a affirmé que tous les juifs et les chrétiens étaient des hypocrites parce qu'ils avaient rejeté sa prophétie, qui était clairement annoncée dans leurs écrits.

Sallam ibn Mischkam, Nu'man ibn Auf Abu Anas, Mahmud ibn Dihya, Scha's ibn Qays et Malik ibn Saif kamen vinrent vers Mohamed et lui dirent : « Comment veux-tu que nous te suivions alors que tu as changé notre direction de la prière et que tu ne crois pas qu´Ozaïr est le fils de Dieu ? » Allah révéla alors : « les juifs disent : Ozaïr est le fils d´Allah. Les chrétiens disent : Le Messie est le fils d´Allah. Telles sont les affirmations, sorties de leurs propres bouches. Ils ne font qu´imiter les propos des païens d´autrefois. Puisse Allah les défaire ! Quelle aberration que la leur ! »* (Sourate al-Tawba 9, 30).

* Il ne peut être prouvé que les Juifs de Médine appelaient Esra ("'Ozair") le « Fils de Dieu ». Mohamed détestait plutôt les Juifs, qui montraient un grand respect pour Esra, qui les avait fait sortir de l'exil à Babylone et avait commencé à reconstruire Jérusalem.
Les chrétiens sont également considérés comme rejetés dans l'Islam. Mohamed les a ouvertement maudits dans le Coran : "Allah, tue-les" parce qu'ils croient au Christ, le Fils de Dieu (sourate al-Tawba 9, 30). C'est là que s'arrête tout dialogue humaniste et bien intentionné avec les musulmans.

Mahmud ibn Saihan, Nu'man ibn Adha, Bahri ibn Amr, Uzair ibn Abi Uzair et Sallam ibn Mischkam vinrent vers Mohamed et lui dirent : « Est-il vrai que ta révélation est une loi d'Allah ? Nous trouvons qu'elle est écrite de manière très différente de la Torah » * Mohamed répondit : « Vous savez, par Allah, qu'elle vient d'Allah. Vous le trouvez proclamer dans vos Écritures, et si les hommes et les djinns (esprits) s'unissaient pour produire des choses semblables, ils ne le pouvaient pas. » Mais ils ont dit - ils étaient nombreux ensemble : « Ô Mohamed, n'est-ce pas un homme ou un djinn qui t'apprend tout ? » Mohamed répondit : « Sachez, par Allah, que cela vient d'Allah, et que vous trouvez dans vos écrits que je suis le Messager d'Allah. » Mais ils dirent : « Puisqu'Allah donne à son messager le pouvoir de faire ce qu'il veut, fait descendre du ciel un Livre, afin que nous puissions lire et connaître la vérité. Sinon, nous serons en mesure de produire quelque chose de semblable. » Alors Allah fit une révélation : « Dis : Si les humains et les djinns se réunissaient pour produire un livre semblable au Coran, ils n´y réussiraient point, dussent-ils se soutenir les uns les autres. »* (Sourate al-Isra' 17, 88).

* Les Juifs ont souligné à plusieurs reprises à Mohamed les grandes différences entre la Torah et le Coran. Mais Mohamed n'était pas disposé à se faire corriger et à faire honneur à la vérité.
** Le musulman croit en la perfection, l'unicité, l'inimitabilité et la grandeur du Coran, bien qu'il contienne plus de 100 erreurs historiques, grammaticales et factuelles.

Un nombre de juifs vint vers Mohamed et lui dirent : « Dieu a créé le monde mais qui a créé Dieu ? » Mohamed se mit alors dans une violente colère et devint pâle et les saisit par les cheveux par zèle pour Allah. Alors Gabriel vint pour le calmer et lui cria : « Tiens-toi bien, Mohamed ! » Gabriel lui apporta également la réponse à leur question de la part d'Allah : «1 Dis Allah est unique. 2 Il est le refuge absolu. 3 Il n´a pas engendré et n´a pas été engendré. 4 Nul ne saurait lui être égal. » (Sourate al-Ikhlas* 112, 1-4).*

* La sourate al-Ikhlas 112 ne contient pas seulement une réponse à la question des Juifs, mais représente également un rejet massif de la Sainte Trinité : Dieu n'est pas un père qui a engendré un fils. Le Christ n'est pas un fils qui a été engendré et le Saint-Esprit n'est pas égal à Dieu. Il n'y a pas de Dieu en Islam en dehors d'Allah.

Lorsque Mohamed leur lit ces mots, ils dirent : Décrit nous, Mohamed, la personne d'Allah et son bras !" Mohamed devint encore plus furieux et les attrapa à nouveau par les cheveux. Gabriel lui apparut à nouveau et lui adressa les mêmes mots que la première fois. Il lui apporta la réponse suivante d'Allah à sa question : « Ils (les mécréants) n´ont pas su estimer la grandeur d´Allah à sa juste mesure. Le jour de la résurrection, la terre toute entière tiendra en sa prise et les cieux seront pliés par sa droite. Gloire à lui, le très-haut. Il est au-dessus de tout ce qu´on peut lui associer ! » (Sourate al-Zumar 39, 67).*

* Mohamed ne pouvait pas se détacher de l'anthropomorphisme de la description d'Allah, que les Mutazélites ont ensuite spiritualisé.

5.02.14 -- La délégation des chrétiens de Nadjran à Médine

Une fois, une caravane de soixante chrétiens de Nadjran vint vers Mohamed. Parmi eux se trouvaient quatorze des personnes les plus respectées de la place, et parmi elles trois, à qui ils laissaient toute responsabilité. Al-'Aqib était l'émir du peuple, l'homme de compréhension et de conseil qu'ils suivaient. Son vrai nom était Abd al-Masih. Al-Saiyyid était leur meilleur conseiller, l'organisateur de leurs voyages et de leurs rencontres. Son vrai nom était al-Aiham. Le troisième était Abu Haritha ibn 'Alqa-ma, l'évêque, l'imam et le directeur de leurs écoles, il était très respecté et avait beaucoup étudié, de sorte qu'il était considéré comme un théologien savant. Les rois chrétiens des Byzantins l'avaient honoré, lui avaient donné des biens et des serviteurs, avaient construit des églises et l'avaient comblé de faveurs, car ils avaient beaucoup entendu parler de son érudition et de son zèle pour la foi.*

* La prestigieuse délégation de chrétiens du Yémen du Nord, conduite par un prince et son évêque, a provoqué la deuxième dispute religieuse publique entre musulmans et chrétiens après l'audition des réfugiés musulmans en Ethiopie.

Lorsque les chrétiens de Nadjran vinrent à Médine, ils allèrent voir Mohamed à la mosquée. Il disait juste la prière de l'après-midi. Leurs robes et leurs manteaux étaient faits de tissu yéménite fin et leurs chameaux étaient de Banu al-Harith ibn Ka'b. Un des compagnons de Mohamed déclara à l'époque : « Nous n'avons jamais vu une délégation comme celle-ci ». Comme l'heure de leur prière approchait, ils se rendirent également à la mosquée et prièrent. Mohamed dit : « Laissez-les ! » Ils priaient en effet le visage tourné vers l'est.

Mohamed s'adressa à Abu Haritha, al-'Aqib et al-Aiham. Ils étaient chrétiens selon la foi de l'empereur, même s'ils étaient en désaccord sur certains points. Ils dirent, comme tous les chrétiens, "Jésus est Dieu, un Fils de Dieu, et le troisième des trois". Ils justifiaient ainsi qu'il était Dieu, qu'il ressuscitait les morts, qu´il guérissait les malades, qu´il révélait les choses cachées, qu´il faisait un oiseau d'argile et y insufflait son souffle, ce qui en faisait un véritable oiseau. - Il a fait tout cela* par ordre de Dieu, pour que cela serve de signe aux hommes. - Ils raisonnaient que le Christ était le Fils de Dieu, de sorte qu'aucun père n'était connu de lui et qu'il disait dans le berceau ce qu'aucun Fils de l'homme n'avait fait avant lui.

* Mohamed a limité l'autorité du Christ en tant que créateur, médecin et résurrectionniste en disant que Jésus n'a pu accomplir ces miracles que parce qu'Allah les a permis et qu'Allah l'a renforcé par l'Esprit de sainteté. Mohamed ne savait pas qu'en faisant de telles déclarations, il reconnaissait indirectement la Sainte Trinité, dans laquelle Dieu, le Christ et le Saint-Esprit, mentionnés dans le même verset, travaillent ensemble (sourates al-Baqara 2, 87,253 ; al-Ma'ida 5, 110 et Al 'Im-ran 3, 49).

Ils ont également affirmé qu'il était le troisième des trois, à savoir Dieu, le Christ et Marie*, car il était souvent écrit dans la Torah : « Nous avons fait, ordonné, créé, décidé », alors que si Dieu était le seul, on devrait dire : "J'ai fait, décidé, ordonné, créé". Le Coran est apparu contre toutes ces preuves.

* Le Coran a été fortement influencé par les sectes chrétiennes qui enseignaient que la Sainte Trinité était composée du Père, de la Mère et du Fils (Sourate al-Ma'ida 5, 116). Cet enseignement est rejeté par toutes les églises orthodoxes, catholiques et protestantes. Dans la confession de foi chrétienne, cette sorte de Sainte Trinité n'existe pas.

Lorsque les deux prêtres eurent parlé à Mohamed, il les exhorta à se tourner vers Allah (c'est-à-dire à devenir musulmans). Mais ils répondirent : « Nous sommes déjà dévoués à Dieu. » Mohamed répéta de nouveau sa demande, mais ils dirent : « Nous sommes depuis longtemps dévoués à Dieu. » Mohamed dit alors : « Vous mentez ! Si vous étiez musulmans, vous ne diriez pas qu'Allah a un fils et vous n'adoreriez pas la croix* et vous ne mangeriez pas de porc. Et ils demandèrent : « Et qui était le père du Christ ? » Mohamed se tut et ne répondit pas. Allah révéla alors le début de la sourate Al 'Imran avec plus de quatre-vingts versets pour réfuter ces discours : « 1 Alif, Lam, Mim. 2 Allah ! Il n´est de Dieu que lui ; le vivant, l´immuable. » (Sourate Al 'Imran 3, 1-2).

* Le rejet conscient du Fils de Dieu et de sa crucifixion sépare les musulmans des chrétiens et fait de l'islam une religion antichrétienne. Mohamed traite tous les chrétiens de menteurs, parce qu'ils croient au Fils de Dieu et s'accrochent au fait de sa crucifixion.

Mohamed commença par renoncer à leur discours et par reconnaître Allah seul comme Créateur et Seigneur, sans partenaire. Il a ainsi réfuté leur incrédulité, en ce sens qu'ils joignirent à Allah un homme comme lui, et ont contredit les preuves qu'ils avaient apportées pour leur Seigneur. Il voulait leur montrer qu'ils étaient dans l'erreur en disant : « Allah est unique, sans personne. Il est vivant, immortel, alors que le Christ est mort, et a même été crucifié, selon leur affirmation. Mais Allah est indéfectible. Il ne bouge pas en tant que souverain de la création et ne recule pas alors que le Christ, selon leurs paroles, s'est déplacé d'un endroit à l’autre.*

* L´incarnation de Christ et sa mort expiatoire pour l´humanité est impensable pour un musulman parce qu´il rejette le Saint-Esprit, c´est pour cela qu´il ne peut pas penser spirituellement.

"3 Allah t'a révélé le Livre en vérité sur ce sur quoi ils sont en désaccord. Il a révélé la Torah et l'Evangile, ceux de Moïse et de ce Christ, comme il avait révélé d'autres écrits 4 à des personnes précédentes. Il a révélé le Furqan*, qui fait la distinction entre la vérité et la tromperie, dans les domaines où il existe un point de vue opposé par rapport au Christ et d´autres croyances. Ceux qui ne croient pas aux signes d'Allah seront sévèrement punis. Allah est puissant, et le seigneur de la vengeance. Il se venge de ceux qui nient ses signes après les avoir entendus et savent ce qu'ils contiennent sur Mohamed. 5 Rien n'est caché à Allah de ce qui se passe dans les cieux et sur la terre. Il sait ce qu'ils planifient, quelles ruses ils utilisent, et à qui ils assimilent le Christ, en l'élevant au Seigneur et à Allah, alors qu'ils savent le contraire, et ainsi offenser Allah et le renier ** (Dans ce passage, l'auteur a utilisé des phrases de la sourate Al 'Imran 3, 3-5).

* « Al-Furqan » est un autre nom du Coran. Il signifie « celui qui se distingue clairement » et apparaît sept fois dans le Coran. La sourate 25 signifie al-Furqan.
** Mohamed a entendu le témoignage chrétien original « Jésus le Seigneur » mais l'a rejeté parce qu'il ne voulait pas reconnaître que Jésus était plus important que lui-même.

« Allah vous éduque dans le ventre maternel selon sa volonté... » (Sourate Al 'Imran 3, 6). Le Christ appartient aussi à ceux qui - comme tous les êtres humains - ont été formés dans le ventre de leur mère. Comment pourrait-il être Dieu après s'être abaissé à un tel niveau ? Puis il a dit, s'acquittant de ceux qui s´étaient joints à Allah et confessa l'unité d'Allah : “... Il n'y a pas d'autre dieu que Lui, le Puissant et le Sage" (sourate Al 'Imran 3,6), qui peut protéger contre les infidèles s'il le veut, et qui peut lui (le Christ) donner aux hommes des preuves et des intercessions. "Il t´a révélé le livre. On y trouve des versets clairs qui constituent la mère des Ecritures et d'autres plus ambigus..." (Sourate Al 'Im-ran 3, 7). Ces références à Allah renforcent le peuple, préviennent les disputes et éloignent la tromperie. Leur signification ne doit pas être modifiée ou déformée. « Il y a des versets dans le Coran qui peuvent être interprétés de différentes manières. * Allah teste les gens par ces versets de la même manière qu'il les teste dans ce qui est permis et interdit, afin qu'ils ne s'écartent pas de la vérité et ne se tournent pas vers le mensonge... » (Sourate Al 'Imran 3, 7).

* Au début, le Coran pouvait être lu de différentes manières en raison de l'absence de voyelles et de points manquants sur les lettres, qui amenaient à des interprétations différentes. De telles ambiguïtés ne sont pas possibles dans le Nouveau Testament grec car chaque lettre est clairement définie.

« ... Mais ceux qui portent des mensonges dans leur cœur, ceux qui s'écartent de la ligne, …. suivent ceux qui doutent ...", qui résiste à l´épreuve du temps afin d´accréditer leurs nouveautés et leurs idées, de les utiliser comme preuve et de les présenter comme vraies, « ... avec l'intention de séduire et de les réinterpréter à leur guise... » (Sourate Al 'Imran 3, 7). Il est en effet écrit dans la Torah : « Nous avons créé et nous avons décidé », mais seul Allah en connaît l'interprétation*, Lui seul sait ce qu'ils ont l´intention de faire.

* Mohamed n´a pas contesté la forme plurielle pour la désignation de Dieu dans l´Ancien Testament (Genèse 1, 26 entre autre) mais il a interprété ces mots comme coranique et comme « pluriel majestique ». La possibilité d´une trinité était pour lui impensable.

« ... Ceux qui sont enracinés dans le savoir déclarent : Nous y croyons vraiment. Le Tout provient de notre Seigneur. ... » (Sourate Al 'Imran 3,7). Comment peut-il y avoir une contradiction dans tout cela, puisque tout vient d'un seul Seigneur ? Ils cherchent à interpréter le doute à partir de l'établi, ce qui ne peut être interprété que d'une seule manière. Ainsi, le contenu des Écritures s’enchaîne. L'un sert de confirmation pour l'autre. La preuve devient claire, la justification devient évidente. La tromperie cède et l´incrédulité est défaite. Mais seules les personnes compréhensives qui prient pensent ainsi : « Seigneur ! Ne fais pas dévier nos cœurs après nous avoir bien guidés (et lorsque nous avons dévié de la vérité),* Accorde-nous une miséricorde de ta part ! Tu es le grand donateur. » (Sourate Al 'Imran 3, 8).

* Mohamed ne pouvait ni répondre ni comprendre certaines questions dans la dispute publique avec la délégation chrétienne de Nadjran; il devenait de plus en plus incertain et s´obstinait à une croyance rigide en un Dieu unique.

Et il est encore dit : « Allah est témoin qu´il n’est de Dieu que lui (en contradiction de leur affirmation). C´est lui qui qui veille au maintien de la justice, il n´est point de dieu que lui. Il est le tout-puissant et le sage. » (Sourate Al 'Imran 3, 18).

L'Islam est la seule religion valable devant Allah, mais ceux à qui le Livre a été donné sont rebelles après avoir reçu la connaissance qu'Allah est unique et n'a pas de personne à côté de lui. Ils s'endurcissent face à la méchanceté qui règne en leur sein. Mais Allah va bientôt demander des comptes à ceux qui nient ses signes. « Quand ils se disputent avec toi », et qu'ils disent : « C'est écrit : Nous avons créé, nous avons fait, nous avons commandé », ce sont là des considérations vaines. Ils connaissent bien la vérité : « Parle, moi et mes coreligionnaires, nous nous soumettons à Allah seul ! Demande à ceux qui ont reçus le livre et aux païens : êtes-vous soumis à Allah ? S´ils se soumettent, c´est qu´ils se sont bien dirigés. S´ils se détournent de la bonne voie, il ne t´est demandé que de transmettre le message. Allah est clairvoyant à propos de ses serviteurs. (Sourate Al 'Imran 3, 20).

Alors les hommes de l'Ecriture, juifs et chrétiens, seront réprimandés ensemble pour leurs nouvelles pensées et leurs idées. «26 Dis : Ô Allah ! Maître de la souveraineté, tu attribues la royauté à qui tu veux et en dépossèdes qui tu veux, tu rends puissant qui tu veux et tu avilis qui tu veux. Tout le bien est en ta main. Tu es omnipotent. 27 A personne d´autre que toi, n´appartiennent la puissance et le pouvoir. Tu laisses suivre la nuit au jour et le jour à la nuit. Tu donnes la vie à ceux qui sont sans vie, tu transformes les vivants en morts et tu pourvois aux besoins de qui tu veux sans compter ». (Sourate Al 'Imran 3, 26-27). Toi seul peut le faire, toi qui dit que j'ai donné à Jésus le pouvoir sur des choses qui leur font croire qu'il est Dieu, telles que le réveil des morts, la guérison des malades, la création d'un oiseau d'argile et la révélation de choses cachées, afin de l'ériger en signe pour le peuple et d'authentifier sa prophétie par laquelle je l'ai envoyé à son peuple. Il est en mon pouvoir et mon autorité de lui interdire d'autres choses. Ainsi il ne pouvait pas nommer de rois, ni laisser la nuit suivre le jour et le jour suivre la nuit par la puissance de sa prophétie. Il ne pouvait pas faire naître la vie de ce qui était sans vie, ni transformer les vivants en être sans vie. Il ne pouvait pas donner la vie gratuitement selon ma volonté, ni pour les vertueux ni pour les méchants. Sur tout cela, je n'ai donné à Jésus aucun pouvoir. Ils ne peuvent en tirer aucune preuve ; car s'il était vraiment Dieu, il aurait eu le pouvoir sur tout cela, alors qu'ils savent bien qu'il a fui des princes et s'est enfui d'un endroit à l’autre. **

* Une forme de prière arabe du nom d'Allah "Allahumma" est liée aux Elohim hébreux et est une forme plurielle du mot Allah (Sourate al-Ma'ida 5, 114 et autres). Mohamed est allé jusque-là pour gagner les chrétiens à l'Islam en acceptant linguistiquement (Allahumma) une forme plurielle d'Allah, mais il a en principe conservé son caractère unique.
** Mohamed a non seulement rejeté superficiellement la divinité du Christ, mais a essayé d'expliquer logiquement et empiriquement sa non divinité. L'Esprit Saint n'a pas habité en Mohamed. Il ne pouvait donc pas appeler Jésus Seigneur (cf. 1 Corinthiens 12, 3).

A la suite de quoi Mohammed a prêché aux croyants : « 31 Parlez ! Si vous aimez Allah, suivez-moi. Allah sera content de vous et vous pardonnera vos péchés, car Il est miséricordieux et compatissant. 32 Dis ! Obéissez à Allah et à son Messager. Mais s'ils se détournent et persévèrent dans l'incrédulité, Allah n'aime pas ceux qui ne croient pas »* (Sourate Al 'Im-ran 3, 31-32).

* Mohamed a fait appel à l'amour de la délégation chrétienne pour Allah et à leur obéissance de la foi à son égard. Il les a séduits avec le pardon des péchés comme fruit de leur dévotion à Allah et les a menacés qu´Allah se détournerait d'eux s'ils ne croyaient pas au message de Mohamed.
« Allah n'aime pas les infidèles. » Dix-huit fois, il est formulé dans le Coran que Dieu n'aime pas les pécheurs. L'Evangile témoigne du contraire. Dans Jean 3, 16, nous lisons que Dieu a tellement aimé le monde corrompu, qu'il a sacrifié son Fils unique pour lui, afin que tous ceux qui croient en lui ne périssent pas mais aient la vie éternelle.

Mohamed leur a alors décrit la vie de Christ, sa naissance d´après l´intention d´Allah et dit : « 33 En vérité, Allah a élu Adam, Noé, la famille d´Abraham et celle d´Imran de préférence à toute l´humanité. »* (Sourate Al 'Imran 3, 33-34).

* « Imran » dans le Coran est synonyme de « Amram » dans l'Ancien Testament (Exode 6, 18-20 ; Nombres 3, 19 et 27 ; Nombres 26, 58 et 59). Les deux noms font référence au père de Moïse, Aaron et Miriam. Mohamed était considéré comme l'élu par cette famille de prophètes. Il croyait que le Christ, le Messager d'Allah, venait d'eux parce qu'il avait confondu Miriam, la sœur d'Aaron, avec Marie, la mère de Jésus. Tous deux sont appelés « Maryam » en arabe (sourate Maryam 19, 27-29 et Al 'Imran 3, 33-35).

«35 Un jour la femme d´Imran dit : Seigneur, je te consacre ce que je porte en mon sein, uniquement à toi, veuille l´accepter, Seigneur ! Tu es celui qui entend tout et sait tout. 36 Lorsqu´elle mit au monde son enfant, elle dit : Seigneur, c´est une fille que j´ai mis au monde. Allah savait mieux ce qu´elle avait enfanté, et le garçon n´est pas semblable à la fille ; la femme d´Imran continua : je lui donne pour nom Marie et je la mets, elle et sa descendance, sous ta protection contre Satan, le maudit. 37 Allah a reçu Marie en bonne grâce et l´a fait grandir dans les meilleures conditions. Ce fut Zacharie qui la prit en garde après la mort de ses parents ….» (Sourate Al 'Imran 3, 35-37).

* Ce verset est une indication claire au sujet de la situation défavorisée de la femme dans l´Islam.

Il est mentionné que Marie est devenue orpheline. Puis on raconte son histoire et celle de Zacharie, comment il a prié et ce qui lui a été accordé par la naissance de Jean. Puis le discours vient sur Marie, et les paroles des anges sont rapportées : « Ô Marie ! Allah t´a élue et purifiée et t´a choisie entre toutes 43 Ô marie ! Prie to Seigneur. Incline-toi et agenouille-toi devant lui avec ceux qui le font aussi. » (Sourate Al 'Imran 3, 42-43). Il continua alors « 45 Alors les anges lui dirent : Ô Marie ! Allah te fait une heureuse annonce : l´émanation de son verbe, qui aura pour nom le Messie, Jésus fils de Marie, influant dans cette vie et dans l´au-delà, et faisant partie des porches élus. 46 Il parlera aux hommes dès le berceau et, à l´âge adulte, il sera un saint parmi les saints. » (Sourate Al 'Imran 3, 45-46). Mohamed leur présente l'état de Jésus et les changements durant sa croissance au cours des différentes époques qu'il a partagées avec d'autres personnes. Allah l'a simplement distingué par son discours, en ce sens qu'il pouvait parler même au berceau, pour donner un signe de sa prophétie et montrer aux gens à qui son pouvoir est destiné.

* Marie est le seul nom féminin mentionné dans le Coran. Il apparaît 34 fois dans 11 sourates. Marie est considérée comme l'élue parmi toutes les femmes de ce monde et de l'au-delà (sourate Al 'Imran 3, 33-47).
** Jésus est appelé la « Parole de Dieu » cinq fois dans le Coran. Cette désignation est l'écho islamique du concept du Logos dans l'Evangile de Jean. D'après cela, Jésus n'a pas seulement entendu la parole de Dieu - comme tous les prophètes - mais c´était lui en personne. Ainsi, son absence de péché est attestée dans le Coran, puisqu'il n'y avait aucune différence entre sa proclamation et sa vie. Il était la parole lui-même. La puissance créatrice, guérisseuse, pardonnante, consolatrice et renouvelante de la Parole de Dieu agissait en lui. Il est la révélation personnifiée de la Parole de Dieu. Celui qui veut connaître la volonté de Dieu doit se pencher sur Jésus.

« 47 Marie s´exclama : Seigneur ! Comment pourrais-je avoir un enfant, alors qu´aucun homme ne m´a jamais touchée ? Il lui a été dit : Il en sera ainsi, Allah fait ce qu´il veut». Il peut créer avec ou sans contact charnel. « Quand il décide une chose, il lui dit : sois et la chose se fait ! 48 Allah enseigna à Jésus les Ecritures, la sagesse, la thora (qu´ils avaient depuis Moïse) et l´évangile (une autre écriture qu´Allah lui avait donné auparavant dans laquelle ils ne savaient d´après Moise 49 qu´Allah enverrait un autre messager vers les fils d´Israël). » Il leur dira : Je vous apporte un signe de votre Seigneur (d'où vous pouvez voir que je suis vraiment un prophète et un messager d'Allah). Je vais créer pour vous, à partir de l'argile, quelque chose en forme d'oiseau, et j'y insufflerai mon souffle, et cela deviendra un véritable oiseau, avec la permission d'Allah. Je guéris les aveugles et les lépreux. Je ressusciterai les morts avec la permission d'Allah. Je vais vous dire ce que vous aimez et ce que vous gardez dans vos maisons. Ce sera pour vous un signe (qu'Allah m'a envoyé vers vous) si vous croyez, 50 et je confirme ce que j'ai entre les mains de la Torah qui existait avant moi. Je vous gracie une partie de ce qui vous était interdit par la loi** (afin de vous dire que cela vous était interdit et que vous devriez vous en abstenir, mais que je vous le permets, pour vous rendre la vie plus facile, pour diminuer ainsi vos désirs et vous soulager). Je vous ai apporté un signe de votre Seigneur. Craignez Allah et obéissez-moi, 51 car Allah est mon Seigneur et votre Seigneur (par lequel il a renoncé à ce qui est dit de lui, et a appelé Allah comme témoin contre eux). Vénérez-le ! C'est le droit chemin !" (Sourate Al 'Imran 3, 47-51).

* Les musulmans croient en la naissance de Jésus de la Vierge Marie sans l'intervention d'un homme. Il a été créé selon le Coran par la parole d'Allah en Marie.
** Selon le Coran, le Christ a confirmé l'authenticité de la Torah et avait le droit de modifier certaines parties de la loi en tant que législateur. Par conséquent, selon le Coran, il a également le droit d'exiger des gens qu'ils lui obéissent dans la foi (!) (sourate Al 'Imran 3, 50 ; Matthieu 5,17-48).
Mais tous les chrétiens confessent avec le Credo de Nicée que Jésus a été engendré par l'Esprit Saint en Marie : Il est "Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, né et non pas fait, d'un seul être avec le Père. Le Credo de Nicée contient toujours la réponse théologique des chrétiens aux allégations de l'Islam.

« 52 Lorsque Jésus pressentit qu´ils n´allaient pas le croire, il s´écria : Quels seront mes partisans* qui m´accompagneront dans la voie d´Allah ? Les apôtres répondirent : Nous sommes les partisans d´Allah. Nous croyons en Lui, sois témoin que nous lui sommes soumis (ils le dirent pour obtenir la grâce d´Allah). Sois témoin que nous sommes des musulmans. 53 Seigneur, ajoutèrent-ils, nous croyons en ce que tu as révélé et suivons ton messager. Inscris-nous au nombre de tes témoins. » (Sourate 3, 52-53). C´est ainsi que les apôtres ont parlé et c´est ainsi qu´était leur foi. Alors il est rapporté comment Allah a enlevé Jésus alors qu´on voulait le tuer. « Les enfants d´Israël ont comploté, mais Allah était aussi rusé, et Allah était le plus rusé de tous. » (Sourate Al ´Imran 3, 54).

* Mohamed entendit parler de la grande séparation et de la chute des foules de Jésus (Jean 6, 66-69) et donna à ses disciples différents titres selon l'intensité et la fidélité de leur vie de disciple (Sourate Al 'Imran 3, 52-53).
** Le mot "rusé" n'apparaît que deux fois dans la Bible : Genèse 3, 1 « Le serpent était plus rusé que toute autre bête » et Ephésiens 6, 11 « Afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. » Cela montre clairement que l'Évangile assimile Allah à Satan dans l'Islam.
La plus grande ruse d'Allah a consisté à sauver Jésus de l'attaque des Juifs afin qu'il ne soit pas crucifié. Dans l'imagination de Mohamed, Allah fit endormir Jésus et l'a ensuite élevé vivant vers lui. Afin d'annuler la crucifixion de Jésus, Allah était prêt à apparaitre comme le plus rusé de tous les rusés (sourate Al 'Imran 3, 54-55 ; Genèse 3, 1).

Puis il les instruisit et les réprimanda pour avoir permis aux Juifs de le crucifier, et leur expliqua comment Allah, dans sa tromperie, l'avait élevé vers Lui-même et l'avait gardé pur. « Allah a dit : Isa, je te ferai dormir (en fait : mourir) et te ressusciterai vers moi* et te purifierai des mécréants (qui complotaient méchamment contre toi) et placerai ceux qui te suivent au-dessus de ceux qui ne croient pas, jusqu'au jour du Jugement dernier... ». (Sourate Al 'Imran 3, 55), jusqu'aux mots : « 59 Isa ressemble devant Allah (rappelez-vous !) à Adam, qu'il a créé de la poussière, à qui il a dit « Soyez » ! Et puis il fut. 60 C'est la vérité de ton Seigneur (ce qui t'a été révélé sur Jésus). N'en doutez pas. » (Sourate Al 'Imran 3, 59-60) S'il vous est dit que Jésus a été créé sans homme, j'ai aussi créé Adam de la poussière, avec un pouvoir égal, sans homme et sans femme, et pourtant il est devenu un homme comme Jésus, avec de la chair, du sang et des cheveux. La création du Christ sans homme n'est donc pas plus merveilleuse que celle d'Adam.**

* Le Coran atteste qu'Allah lui-même a élevé Jésus vers Lui-même. C'est pourquoi les musulmans croient et savent que Jésus est vivant, alors que Mohamed est mort dans la tombe. Tous les musulmans doivent dire à chaque mention du nom de Mohamed : « Allah prie sur lui et donne-lui la paix. Puisque selon la compréhension coranique, Jésus vit avec Dieu, ses disciples ont reçu un niveau de qualité supérieur à celui des incroyants. Cela confirme indirectement le grand sacerdoce de Jésus et l'effusion du Dieu Saint (sourate Al 'Imran 3, 55).
** L'Islam prétend que trois personnes ont été créées sans père et sans mère : Adam, Eve et Jésus. Il néglige le fait qu'Adam a été créé à partir de l'argile et Eve à partir d'une côte d'Adam. Mais Jésus a été créé par la parole d'Allah. Il est l'Esprit de Dieu créé dans la chair. Mohamed ne pouvait pas confesser que Jésus était né de l'Esprit de Dieu.

« Si des gens te contredisent à ce propos, après que tu eus reçu l´information exacte, dis-leur : Venez ! Que nous réunissions nos enfants et les vôtres, nos femmes et les vôtres en plus de nous-mêmes, puis que nous invoquions tous Allah pour appeler sa malédiction sur les imposteurs. » (Sourate Al 'Imran 3, 61).

* Les musulmans disent des prières magiques de malédiction, qui s'étendent non seulement aux hommes mais aussi à leurs fils et à leurs épouses. Mais Jésus a ordonné : « Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent » (Matthieu 5, 44). La bénédiction du Christ est plus forte que la malédiction d'Allah.

« 62 Tel est bien le récit authentique*, que je vous ai apporté de la part de Jésus. Il n´est de dieu qu´Allah et, en vérité, Allah est le tout-puissant, le sage ! 63 S´ils persistent à se détourner de la voie d´Allah, Allah saura bien reconnaître les pervers. 64 Dis : Ô gens du livre ! Mettons-nous d´accord, vous et nous, sur cette profession de foi : n´adorer qu´Allah, ne lui associer aucune divinité, ne pas nous prendre les uns les autres comme dieux en dehors d´Allah ; s´ils s´en détournent, dites-leur : Soyez bien témoins que nous, nous sommes soumis à Allah. » (Sourate Al 'Imran 3, 62-64).

* Mohamed n'a jamais lu la Bible Il a de manière fantastique entremêlé le vrai et le faux à propos de la Sainte Bible. Mais Jésus Christ dit souverainement : « Je suis la vérité » (Jean 14, 6) et « quiconque est de la vérité écoute ma voix » (Jean 18, 37).

Mohamed les appela à l'Islam et réfuta leurs preuves après qu'Allah lui eut révélé la nouvelle de Jésus et la décision entre lui et les chrétiens et lui eut ordonné de les maudire. Lorsqu'ils rejetèrent cette révélation, il les appela de nouveau à l'Islam.

Ils répondirent : « Examinons la question, Abu al-Qasim*. Nous reviendrons vers toi pour te faire part de notre décision. Sur ce, ils le quittèrent.

* Abu al-Qasim est l'un des noms honorifiques de Mohamed d´après le nom de l'un de ses fils qui est mort dans l'enfance.

Lorsqu'ils furent seuls avec al-'Aqib, le plus compréhensif d'entre eux, ils lui dirent : « Eh bien, serviteur du Christ, quelle est ton opinion ? Il dit : « Par Allah, vous les chrétiens, vous savez que Mohamed est un prophète envoyé. Il vous a apporté des nouvelles détaillées de votre Seigneur, et vous savez que chaque fois que des gens maudissent un prophète, leur chef périt, et les plus faibles d'entre eux ne peuvent prospérer. Si vous le faites néanmoins, c'est votre perdition. Mais si vous voulez rester fidèle à votre foi et garder votre opinion sur votre Seigneur, prenez congé de cet homme et rentrez chez vous. »

Puis ils retournèrent voir Mohamed et lui dirent : « Nous pensons qu'il est bon de ne pas te maudire. Nous te laissons dans ta foi, et nous restons dans la nôtre, mais envoie-nous un de tes compagnons, qui te plaise, pour qu'il tranche entre nous les différends qui nous opposent les miens aux tiens, car vous nous êtes agréables.

Mohamed répondit : « Revenez ce soir. ...je vous donnerai un compagnon fort et fidèle ». Umar dit : « Je n'ai jamais aspiré à un poste de commandement comme je l'ai fait à l'époque. J'avais espéré que je serais choisi comme leur maître. Je suis allé à la prière pendant la chaleur de midi, et alors que Mohamed se tournait à droite et à gauche lors de la prière, je m´étirais pour qu'il me voie, mais son regard erra jusqu'à ce qu'il tombe sur Abu 'Ubaida ibn al-Djarrah. Alors il l'appela et lui dit : « Va avec ces gens et juge le droit entre eux ! Et c'est ainsi qu'Abu Ubaida devint leur juge.*

* Le dernier passage du rapport d'Ibn Hicham sur le dialogue entre Mohamed et les 60 chrétiens du Wadi Nadjran a du anticiper leur soumission ultérieure, car ni leur prince ni leur évêque ne se soumettront volontairement à Mohamed.

5.02.15 -- Au sujet des hypocrites

Selon le rapport d´Asims ibn Umar ibn Qatada, lorsque Mohamed arriva à Médine, Abd Allah ibn Ubai, un des Banu al-Hubla, était le maître de sa tribu, de sorte que pas deux de ses compatriotes ne contestaient sa réputation. Jusqu'à l'époque de l'Islam, les Ausites et les Khazradjites n'avaient jamais réussi à s'entendre sur un homme de l'une ou l'autre de ces deux tribus. A côté de lui, il y avait aussi un Ausite qui était très respecté dans sa tribu et qu´on écoutait beaucoup. Il s'appelait Abu 'Amir Abd Amr, un des Banu Dhubayya ibn Zaid. Il était le père de Handhala, qui fut appelé, le jour de l´attaque de Uhud, « celui qui est lavé (par les anges) ».

Abu 'Amir menait une vie d'ermite à l'époque du paganisme, il portait une robe rêche et était appelé « moine ». Ces deux personnes perdirent leur réputation à cause de Mohamed et furent offensés par cela. Pour Abd Allah, ses compagnons de tribu avaient déjà préparé les bijoux pour lui faire une couronne et pour le faire roi quand Allah leur donna son messager.

Quand Abd Allah vit que son peuple se tournait vers l'Islam, il se mit en colère et réalisa que Mohamed l'avait volé sa domination. Lorsqu'il vit que les membres de sa tribu ne se détournaient pas de l'Islam, il fut forcé de se joindre à eux, mais il persista dans son hypocrisie et son ressentiment.

Abu 'Amir, par contre, resta incrédule et se sépara de ses membres lorsqu'ils s´unirent et se convertirent à l'Islam. Il se rendit à la Mecque avec une dizaine d'hommes et se sépara de Mohamed et de sa propre tribu.

Avant de partir pour La Mecque, Abu 'Amir vint voir Mohamed à Médine et lui demanda : « Quelle foi apportes-tu ? Il répondit : « La vraie foi, celle d´Abraham. » Abu 'Amir répondit : « C'est aussi ma foi ! » Mohamed répondit : « Tu n´as pas cette foi ! » Il dit alors : « Tu as ajouté à cette foi des choses qui ne lui appartiennent pas. » Mohamed dit alors : « Je n'ai pas fait cela. Je l'ai révélé blanc et pur ! » « Eh bien », répondit Abu 'Amir, « qu'Allah laisse le menteur mourir seul comme un paria dans un pays étranger ! » Il voulait dire comme si Mohamed avait falsifié la foi*, et Mohamed dit : « Qu'il en soit ainsi ! Qu'Allah punisse le menteur ! » Cela fut accompli en cet ennemi d'Allah. Il se rendit d'abord à La Mecque, puis à Ta'if lorsque Mohammed conquit La Mecque, et enfin en Syrie lorsque cette ville se convertit également à l'Islam. Il y mourut en exil, seul, étranger.

* Le message de Mohamed a parfois été mis en doute par ses coreligionnaires. Certains d´entre eux avaient la capacité de reconnaître les différences idéologiques. Ce que Mohamed a exposé sur Moïse et Abraham, ne correspondait pas du tout sur ce qu´ils avaient entendu des juifs et des chrétiens.

Abd Allah ibn Ubai* resta un home respecté à Médine et s´opposait à l´Islam jusqu´à ce qu´il fut contraint de l´accepter.

* Abd Allah ibn Ubayy ibn Salul était considéré comme le chef des hypocrites qui ne furent pas sévèrement punis.

Un jour, Mohamed monta sur un âne pour aller voir Sa'd ibn Ubada, qui était affligé par un mal. Sur l'âne, il y avait une couverture et un couvre-chef de fadak*. L'âne avait une bride en tricot de palmier. Puis il croisa Abd Allah ibn Ubayy, qui était assis à l'ombre de sa maison de campagne Muzahim. Il était entouré par certains des membres de sa tribu. Quand Mohamed le vit, il ne pensa pas qu'il était honorable de passer devant lui sans s´arrêter. Il descendit donc et le salua, puis s'assit un moment, lut le Coran, l'exhorta à croire en Allah, l'avertit et proclama de bonnes choses. Abd Allah leva la tête et resta silencieux jusqu'à ce que Mohamed s´arrêta de parler. Puis il dit : « Si tes paroles sont vraies, il n'y a rien de plus beau. Mais tu devrais rester chez toi et n´adresser ces paroles qu'à ceux qui te rendent visite, et ne pas les imposer à ceux qui ne viennent pas chez toi. Tu ne devrais pas les utiliser dans les réunions de personnes qui ne souhaitent pas les entendre. »

* Fadak est le nom d´un paysage de la péninsule arabique qui passait pour être la propriété du prophète. Lorsque Fatima, la fille de Mohamed, après la mort de son père demanda la restitution de cette propriété au Calife Abu Bakr, celui-ci refusa cette demande. C´est pour cette raison que les Chiites détestent Abu Bakr.

Mais Abd Allah ibn Rawaha dit, avec d'autres croyants qui étaient avec lui : « Pas du tout ! Réjouis-nous de ton discours dans nos réunions, dans nos maisons et nos appartements, car, par Allah, il nous est cher, et Allah nous a honorés et guidés par lui.

Quand Abd Allah vit cette contradiction de son peuple, il dit : « Quand ton ami devient ton adversaire, tu t´enfonceras encore plus profondément, et tu seras renversé par ceux qui t´étaient autrefois soumis. L'aigle peut-il s'élever sans ailes ? Quand ses plumes sont coupées, il tombe. »

5.02.16 -- Mention des compagnons de Mohamed qui furent malade

Lorsque Mohamed arriva à Médine, la fièvre était plus importante ici que partout ailleurs. Plusieurs de ses compagnons tombèrent malades. Mais Mohamed lui-même fut épargné par Allah. Abu Bakr et ses deux esclaves affranchis, Amir ibn Fuhaira et Bilal, qui vivaient avec lui, devinrent fiévreux. « Je leur rendis visite », nous dit Aisha, avant même qu'on nous ordonne de porter un voile, et je les trouvai dans un mauvais état. Je m´approchai d'Abu Bakr et lui demanda comment il allait. » Il dit alors : « Tout homme apporte le matin chez les siens, et la mort lui est plus proche que la courroie de ses sandales. » Je dis alors : « Par Allah, mon père ne sait pas ce qu'il dit ». J'interrogea ensuite Amr sur son état, et il me dit : « J'ai trouvé la mort avant d'y avoir goûté. La mort vient d'en haut pour les figues. Chaque homme se bat avec sa force comme le taureau qui protège sa vie avec ses cornes ». Alors je dis : « Par Allah, Amir ne sait pas ce qu'il dit. » Bilal s'allongea dans un coin de l'appartement lorsque sa fièvre tomba, puis il éleva la voix et dit :

“J'aurais aimé savoir, si je pouvais passer encore une autre nuit à Fakh,
entouré d'arbustes,
si un jour je pouvais encore me rafraîchir
au bord de l'eau de Madjanna,
et si je pouvais encore revoir Shama et Tafil.”

* Aischa, la fille d´Abu Bakr était la femme la plus jeune de Mohamed. Il se maria avec elle alors qu´elle avait neuf ans. Lorsque Mohamed mourut dans ses bras, elle avait dix-huit ans. Il vécut avec elle comme un enfant dans sa période de croissance pendant dix ans. Elle fut désignée comme être la femme préférée de Mohamed.

"Je racontai, poursuivit Aisha, ce que j'avais entendu d'eux au messager d'Allah et je lui dis : « Ils délirent et ils sont inconscient à cause de la forte fièvre. » Puis Mohamed dit : « Allah ! Fait-en sorte que Médine nous soit aussi chère que La Mecque ou mieux encore et bénit nous ce qui est pesé et mesuré et transplante la fièvre à Mahjaa ».

Ibn Schihab al-Zuhri a écrit à propos d'Abd Allah ibn Amr ibn al-'As : « Lorsque Mohamed arriva à Médine, ses compagnons devinrent fiévreux. Lui-même fut épargné par Allah. Mais ses compagnons ne pouvaient que prier assis. Lorsque Mohamed vint vers eux pendant qu'ils priaient, il leur dit : « Sachez que la prière de celui qui s'assied vaut deux fois moins que celle de celui qui se tient debout. Ainsi, les croyants, malgré leur faiblesse et leur maladie, firent un effort pour se tenir debout afin de s'efforcer d'obtenir le meilleur ».*

* Le devoir de dire la prière est plus important dans l'Islam que la pratique de la miséricorde envers les malades.

Peu après, Mohamed se prépara à la guerre, afin de combattre ses ennemis, les idolâtres bédouins, selon l'ordre d'Allah.

5.02.17 -- Détermination de l´époque pour l´émigration (24. Septembre 622 après JC)

Mohamed arriva à Médine lundi alors que le soleil brulait et était proche de baisser vers l'ouest et que douze nuits du mois de Rabi'a al-Awwal (3ème mois) s'étaient écoulées. Mohamed avait alors cinquante-trois ans. Treize ans s´étaient écoulés depuis qu'il avait été envoyé comme prophète. Il resta à Médine le reste du mois et le reste de l'année ainsi que le mois de Muharram (1er mois) de l'année suivante. En Safar (2e mois), le douzième mois après son arrivée à Medine, il entra en guerre* et mit Sa'd ibn Ubada comme chef au-dessus de Medine.

* Les réfugiés de La Mecque sont devenus pauvres, les musulmans de Médine sont restés riches malgré la fraternisation. Mohamed devait fournir aux émigrants du pain et des revenus pour qu'ils ne s'éloignent pas de l'Islam. Il a donc ordonné que des vols soient commis sur les caravanes des Mecquois, qui avaient confisqué les biens des réfugiés.
Mais Jésus a dit : « Que celui qui veut prendre ta tunique prenne aussi ton manteau » (Matthieu 5, 40). Il interdit à Pierre d'utiliser l'épée et lui dit : « Remets ton épée à sa place ! Car quiconque prendra l'épée périra par l'épée » (Matthieu 26, 52).
Depuis cette époque, l'Islam a laissé une large trace de sang dans l'histoire de nombreux peuples de notre terre.

5.03 -- La guerre sainte entre dans une nouvelle étape (au printemps 623 après JC)

5.03.1 -- La campagne militaire de Waddan* (Août 623 après JC)

C´était la première campagne militaire de Mohamed**. Il alla jusqu'à Waddan, et cette campagne s'appella "Abwa". Il chercha les Qurayshites et les Banu Dhamra ibn Bakr. Les Banu Dhamra firent la paix avec lui. Leur plénipotentiaire était Nakhschi ibn Amr, qui était leur chef à l'époque. Mohamed retourna ensuite à Médine sans rencontrer d'ennemi. Il y resta pour le reste de Safar (2ème mois) et le début de Rabi'a al-Awwal (3ème mois).

* Waddan se trouve au bord de la mer rouge, à 190 km au sud de Médine.
** C´-à-d la première campagne militaire que Mohamed a menée. Les trois campagnes militaires auparavant furent menés par des proches de Mohamed comme décrit dans le chapitre suivant.

5.03.2 -- Autres contacts avec l´ennemi (Mars à Septembre 623 après JC)

Ceci est la première troupe que Mohamed a envoyée. Mohamed envoya (mars 623 après J.-C.), alors qu'il était à Médine, Ubaida ibn al-Harith ibn al-Muttalib avec soixante ou quatre-vingt cavaliers des émigrés sans aucune autre aide d´autres coreligionnaires contre les infidèles. Il monta vers une rivière à Hidjaz, en dessous de Thaniyyat al-Murra. Il y rencontra un groupe de Qurayshites. Mais il n'y eut pas de combat avec eux. Seul Sa'd ibn Abi Waqqas tira une flèche. C'était la première flèche qui fut tirée pendant la guerre sainte. Ils se séparèrent alors, les musulmans se soutenant les uns les autres.

Peu après, Mohamed envoya Hamza, le fils d'Abd al-Muttalib (mars 623 après J.-C.), à Sif al-Bahr* dans la région d'al-'Is. Il avait trente cavaliers des émigrés, mais pas un seul coreligionnaire avec lui. Il rencontra Abu Djahl sur cette rive avec trois cents cavaliers Mecquois. Madjdi ibn Amr, le Djuhainite, qui vivait en paix avec les deux parties, s'interposa entre eux, et ils se séparèrent sans combattre. Certains prétendent que le groupe de Hamza a été le premier à être mis en place par Mohamed, et que la mission de Hamza et d'Abu 'Ubaida a eu lieu en même temps, c´est ainsi qu´on a pu les confondre. On prétend également que Hamza a mentionné dans un poème qu'il avait reçu le premier ordre de combat de Mohamed. S'il a vraiment dit cela, c'est aussi vrai, puisqu'il ne disait que la vérité. Allah sait ce qui s'est passé. Mais nous avons entendu dire par des érudits qu'Ubaida a dirigé la première troupe.

* “Sif al-Bahr" se trouve au bord de la mer rouge à 320 km au nord-ouest de Médine.

Au mois de Rabi'a al-Awwal (3e mois) (Septembre 623 après J.C.), Mohamed a de nouveau entrepris une campagne contre les Qurayshites. Il plaça al-Sa'ib, le fils d'Uthman ibn Maz'un, au-dessus de Médine et alla jusqu'à Buwat* dans la région de Radwa. Puis il retourna à Médine sans avoir rencontrer d'ennuis. Il y séjourna le reste du Rabi'a al-Akhir (4e mois) et une partie de Djumada al-Ula (5e mois).

* "Buwat" se trouve 70 km au nord-ouest de Médine sur la route du commerce vers la Syrie.

5.03.3 -- La campagne militaire contre Uschayra (Décembre 623 après JC)

Puis il s'opposa de nouveau aux Qurayshites et rejoignit Ibn Hicham Abu Salama via Médine. Il passa par les gorges de Banu Dinar, puis par Faifa' al-Khabar, puis s'installa sous un arbre dans la vallée d'Ibn Azhar appelée Dhat al-Saq. Il y avait là sa mosquée, et il y pria. On lui prépara là-bas un repas. Il mangea, et les gens mangèrent avec lui. L'endroit où les chaudrons étaient placés est connu. Puis ils lui apportèrent de l'eau qui était là et qui s'appelle al-Moustarib. Mohamed repartit alors, laissa les puits sur sa gauche et traversa la gorge qui est aujourd´hui toujours appelée la gorge d'Abd-Allah. Puis il descendit vers Sadd jusqu'à Yalyal. Il descendit par la route qui relie Yalyal à Dhabuah et bu au puits de Dhabuah**. Puis il descendit le champ de Malal jusqu'à la route qui le mène à "Ushayra dans la vallée de Yanbu" à Sukhairat al-Yamam. Il y séjourna tout le mois de Djumada al-Ula (5e mois) et quelques nuits de Djumada al-Akhira (6e mois). Il y conclut un traité de paix avec les Banu Mudlidj et leurs protégés des Banu Dhamra. Puis il retourna à Médine sans rencontrer d'ennemi.

* "al-'Uschayra" se trouve env. 110km à l´Est de La Mecque et env. 350 km au Sud de Médine.
** Jésus alla à travers monts, vallées et steppes avec ses disciples. Le puits de Sichem où il but est encore existant. Jésus a guéri, sauvé, chassé les démons et prêché le pardon, l´amour et la paix, alors que Mohamed était en chemin avec les plus audacieux de ses compagnons pour attaquer les caravanes.

Entre temps Mohamed envoya Sa'd ibn Abi Waqqas avec quatre réfugiés et il alla à Kharrar dans Hidjaz. Il revint alors sans rencontrer d´ennemi.

5.03.4 -- La campagne militaire contre Safwan* (Septembre 623 après JC)

Mohamed resta après son retour d'Uschayra seulement quelques nuits mais moins de dix à Médine. Puis il se dirigea contre Kurz ibn Djabir al-Fihri, qui avait attaqué les troupeaux de Médine. Après Ibn Hisham il plaça à Médine Zaid ibn Haritha, il poursuivit Kurz jusqu'à la vallée de Safwan dans la région de Badr sans le rattraper. Cette campagne est également appelée "la première de Badr". Mohamed retourna ensuite à Médine et y resta pour le reste de Djumada al-Akhira (6e mois) et les mois entiers de Radjab (7e mois) et de Sha'ban (8e mois).

* "Safwan" se trouve 90 km au sud-ouest de Médine.

5.03.5 -- La mission d´Abd-Allah ibn Djahsch à Nakhla et la révélation des luttes dans le mois sacré (Janvier 624 après JC)

À son retour de Badr, dans le Radjab (7e mois), Mohamed envoya Abd Allah ibn Djahsch ibn Ri'ab al-Asadi avec huit émigrés et leur remit une lettre. Mais il lui ordonna de ne la lire qu'après une marche de deux jours. Il ne devait pas non plus forcer ses compagnons à participer au raid.

Après deux jours, Abd-Allah ouvrit la lettre. Elle disait : "Quand tu liras cette lettre, va à Nakhla*, qui se trouve entre La Mecque et Ta'if, et attend les Qurayshites là-bas. "Donne-nous des nouvelles d'eux." Quand Abd-Allah lut la lettre, il fut prêt à exécuter l'ordre et dit à ses compagnons : "Mohamed m'a ordonné d'aller à Nakhla et de tendre une embuscade aux Qurayshites pour lui donner des nouvelles d'eux. Mais il m'a interdit de forcer l'un d'entre vous à m'accompagner. Alors si vous voulez mourir en martyr, alors suivez-moi. Ceux qui ne le souhaitent pas, qu´ils se retirent. "Quant à moi, je suis déterminé à exécuter l'ordre du messager d'Allah.

* "Nakhla" est une vallée à 70 km au Nord-Est de La Mecque sur la route de commerce du Yémen vers La Mecque.

Il poursuivit alors sa marche, et tous ses compagnons le suivirent. Lorsqu'il arriva aux mines de Bahran dans le Hidjaz, au dessus de al-Furu", Sa'd ibn Abi Waqqas et "Utba ibn Ghazwan" perdirent le chameau qu'ils chevauchaient à tour de rôle et restèrent derrière pour le chercher. Abd Allah et les autres compagnons se rendirent à Nakhla. Puis une caravane de Qurayshites passa, transportant des raisins secs, du cuir et d'autres marchandises, et parmi eux se trouvaient Amr ibn al-Khadrami, Uthman ibn Abd Allah et son frère Nawfal de la tribu Makhzum et al-Hakam ibn Kaisan, un affranchi de Hicham ibn al-Mughira.

Les gens avaient peur des musulmans qui s'étaient installés dans leur voisinage. Ukkasha ibn Mihsan, qui s'était rasé les cheveux, s'est approché d'eux. Ils se calmèrent et dirent entre eux : « Ce sont des pèlerins ! Vous n'avez rien à craindre ». C'était le dernier jour du mois (saint) Radjab (7e mois). Les musulmans suivirent le conseil et dirent : « Par Allah, si nous laissons la caravane tranquille cette nuit, elle entrera dans la zone sainte et trouvera une protection contre vous. Mais si vous l'attaquez maintenant, vous commettrez un meurtre au cours du mois sacré. Les gens devinrent craintifs et eurent peur de les attaquer. Puis ils prirent leur courage à deux mains et décidèrent d'en tuer le plus grand nombre possible et de leur enlever leurs marchandises. Waqid ibn Abd Allah tira une flèche sur Amr ibn al-Khadrami et le tua. Uthman ibn Abd Allah et al-Hakam ibn Kaisan furent faits prisonniers. Mais Nawfal ibn Abd Allah s'échappa.

Abd Allah retourna ensuite avec la caravane et les deux prisonniers vers Mohamed à Médine. Un membre de la famille d'Abd Allah rapporte qu'Abd Allah dit à ses compagnons : « La cinquième partie du butin appartient au Messager d'Allah », bien que le commandement de donner la cinquième partie du butin au Prophète n'avait pas encore été révélé. Il partagea le reste entre ses compagnons.

Lorsqu'ils arrivèrent à Médine, Mohamed leur dit : « Je ne vous ai pas ordonné de faire la guerre pendant le mois saint », et laissa libre la caravane et les prisonniers et refusa de prendre part du butin. Lorsque Mohamed eut parlé ainsi, les gens regrettèrent leur geste et pensèrent qu'ils étaient perdus, car ils étaient également réprimandés par leurs compagnons. Mais les Qurayshites dirent : « Mohamed et ses compagnons ont profané le mois saint par le meurtre, le vol et la prise de prisonniers ! »

5.03.6 -- Les juifs ont interprété cet incident comme un mauvais présage pour Mohamed

Comme on en parlait beaucoup, Mohamed révéla : « Ils t´interrogent sur le mois sacré et le combat en un tel mois. Réponds : Combattre en ce mois est un péché grave. Mais il est bien plus grave pour Allah de détourner autrui de sa voie, en la reniant, d´interdire l´accès de la sainte mosquée et de chasser les fidèles qui s´y trouvaient ! …… » (Sourate al-Baqara 2, 217). Vous avez fait la guerre pendant le mois sacré. Mais ils vous ont tenu éloigné du chemin d'Allah et n'ont pas cru en Allah. Ils vous tiennent éloigner des lieux de culte d'Allah et vous en ont chassé, alors que vous êtes leurs maîtres. C'est une plus grande faute devant Allah que la mort de certains des hommes que vous avez tués. « ... La séduction [à l'apostasie et la sédition contre l'Islam] est pire que le meurtre..." (Sourate al-Baqara 2, 217 voir aussi le verset 191). Ils ont séduit les musulmans jusqu'à ce qu'ils retombent dans l'incrédulité. C'est pire devant Allah que de tuer un homme. “... Ils ne cesseront pas de vous combattre pour que vous reniez votre foi, autant qu´ils le pourront. .... » (Sourate al-Baqara 2, 217).

* La fronde des Juifs et des païens à cause de l'agression criminelle du mois saint a été finalisé par Mohamed par un coup de maître juridique. Il a condamné chaque combat du mois saint - même sa propre attaque - comme un grand crime. Cependant, quiconque lutte contre l'Islam et rend les musulmans apostats commet un crime encore plus grand. Mohamed a ainsi justifié le fait de commettre une petite injustice en combattant une plus grande. La mission parmi les musulmans a depuis lors été considérée comme une séduction à la sédition et est évaluée comme un crime plus grave qu´un meurtre (sourate al-Baqara 2, 217).

Après qu'Allah eut libéré les croyants de leur peur (et de leur mauvaise conscience) par cette révélation, Mohamed prit également sa part du butin et des prisonniers. Les Qurayshites s´adressèrent ensuite à Mohammed pour qu'il libère les deux prisonniers, mais Mohamed déclara : « Je ne les libérerai pas tant que mes deux compagnons Sa'd et 'Utba, pour lequel nous nous faisons du souci, ne seront pas de retour. Si vous les tuez, nous tuerons aussi nos prisonniers. Lorsque Sa'd et 'Utba revinrent, Mohamed accepta la rançon et donna aux prisonniers leur liberté. Al-Hakam, cependant, devint un bon musulman, resta avec Mohamed et mourut en martyr (en juillet 625 après JC) près de Bi'r Ma'una. Uthman, cependant, retourna à La Mecque et y mourut en tant qu'infidèle.

* La prise d´otage faisait partie intégrante de la guerre sainte chez les musulmans et était légale depuis le début. Elle est toujours utilisée encore aujourd´hui quand elle est possible.

Lorsque Abd Allah et ses compagnons furent ainsi libérés de leur chagrin par le Coran, ils aspirèrent à des actions plus méritantes et demandèrent à Mohamed s'ils ne souhaitaient pas récolter la récompense des combattants de la foi par une autre campagne. Alors Allah révéla : « Par contre, ceux qui ont cru, qui ont émigré et qui ont combattu pour la cause d´Allah, ceux-là espèrent en la grâce d´Allah. Allah est pardonneur er miséricordieux. » (Sourate al-Baqara 2, 218), par laquelle Allah leur donna le meilleur espoir.*

* Dans la guerre sainte, le meurtre devint un culte justificatif pour obtenir la grâce d´Allah. C´est ainsi que le terrorisme, dans l´Islam, a obtenu une porte ouverte (Sourate al-Anfal 8,17).

Un membre de la famille d'Abd Allah ibn Djahsch raconte que plus tard, lorsqu'il permit de faire du butin, Allah détermina quatre parts pour ceux qu'ils avaient fait le butin et une part pour Allah et son messager, comme Abd Allah l'avait fait ici avec cette caravane. Ce fut le premier butin* que les musulmans avaient fait. Amr ibn al-Khadrami a été le premier à être tué par des musulmans, et Uthman et al-Hakam furent les premiers prisonniers.

* Faire du butin était le but principal des attaques de Mohamed dans ses campagnes guerrières. Il devait fournir à ses musulmans émigrés des revenus et de la prospérité afin qu'ils ne se détournent pas de l'Islam.

5.03.7 -- Quand la direction de la prière fut changée (Qibla) (Janvier 624 après JC)

Comme on prétend, on dit que la direction de la prière a été changée dans le Scha'ban (8e mois), dix-huit mois après l'arrivée de Mohamed à Médine. Dès lors, la prière se tourna vers la Ka'ba à La Mecque.*

* Ibn Hicham mentionne pour la troisième fois qu´il y eut des signes graves de séparation de Mohamed des Juifs en son intérieur, et qu´il espérait en vain les gagner à l'Islam. Avec le détournement de la prière des musulmans de Jérusalem vers La Mecque, la rupture devint définitive entre l'islam et le judaïsme.

5.04 -- TEST

Cher lecteur,
Si vous avez lu cette brochure attentivement, vous pouvez répondre aux questions suivantes facilement. Si quelqu´un répond à 90 pourcent des questions positivement, peut recevoir de notre centre un certificat sur:

Etudes avancées
sur la vie de Mohamed selon l´évangile

- comme un encouragement pour son futur service pour Christ.

  1. Quel comportement des compagnons de combat de Mohamed a été qualifié d'hypocrisie ?
  2. Quelles questions les juifs et les chrétiens se disputaient-ils devant Mohamed ?
  3. Pourquoi Mohamed a-t-il changé la direction de la prière ? Comment les Juifs ont-ils réagi à cela ?
  4. De quoi Mohamed a-t-il accusé les Juifs de Médine ?
  5. Comment Mohamed a-t-il tenté de rendre l'Islam acceptable pour la délégation de chrétiens de Nadjran ?
  6. Comment la délégation de chrétiens de Nadjran a-t-elle réagi à l'invitation de Mohamed à devenir musulmans ?
  7. Quelle était l´élément moteur des campagnes et des raids islamiques commandés par Mohamed ?
  8. Que s'est-il passé lors de l'envoi d'Abdallah ibn Djahsch à Nakhla ? Quelle ruse ont utilisée les musulmans dans ce raid ?
  9. Comment Mohamed a-t-il répondu aux critiques contre les combats pendant les mois saints ?

Chaque participant à ce test peut utiliser tout livre mis à sa disposition pour répondre à ces questions et demander à toute personne de confiance connue. Nous attendons vos réponses écrites, y compris votre adresse complète sur papier ou par E-mail. Nous prions pour vous à Jésus, le Seigneur vivant, pour appeler, envoyer, guider, fortifier, protéger et être avec vous tous les jours de votre vie!

Réunis au service pour Jésus
Abd al-Masih et Salam Falaki.

Envoyez vos réponses à:
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