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LA BIOGRAPHIE DE MOHAMED D´APRÈS IBN HISCHAM

RESISTANCE grandissante de la mecque contre Mohamed -- (616 à 619 après JC)

La prophétie de Mohamed -- L´origine de la première communauté islamique -- La résistance des habitants de La Mecque -- La première émigration en Abyssinie.



3.01 -- RESISTANCE grandissante de la mecque contre Mohamed -- (616 à 619 après JC)

écrit par Muhammad Ibn Ishaq (mort 767 après JC) et revu par Abd al-Malik Ibn Hischam (mort 834 après JC)

Traduit de l´Arabe par Dr. Gustav Weil

Une sélection de commentaires de Abd al-Masih et de Salam Falaki

3.02 -- Le boycott grandissant des Mecquois (à partir d´env. 616 après JC)

3.02.1 -- La conversion d´Umar ibn al-Khattab (env. 616 après JC)

Quand Amr ibn al-'As et Abd Allah ibn Abi Rabi'a étaient re-venus bredouille d'Abyssinie, Hamza et Omar ibn al-Khattab se sont convertis à l'Islam - ce dernier était un homme fort contre lequel personne n'osait se battre- Les Compagnons de Mohamed se sentaient assez forts pour affronter les Qurayshites.

Abd Allah ibn Mas’ud rapporta: « Jusqu'à la conversion d'Omar nous ne pouvions pas prier à la Kaaba. Quand Omar* se convertit à l'Islam, il combattit les Qurayshites jusqu'à ce qu'il puisse prier à la Kaaba, nous avec lui». La conversion d'Umar eut lieu après l'émigration des compagnons de Mohamed.

* Omar, plus tard le deuxième calife, était un homme bien cultivé, et ressemblait à l'apôtre Paul dans son dynamisme. Omar a porté l'Islam avec ses armées en profondeur dans l'Afrique du Nord et l'Asie Centrale après la mort de Mohamed. Il a conquis Jérusalem et soumis les centres de la chrétienté à l'Islam. Il était le missionnaire musulman des peuples, mais il n'a pas gagné avec la parole, mais avec l'épée!

Abd al-Rahman ibn al-Harith raconta (ce qu´il avait entendu de sa mère, la fille d´Abi Hathma ): «Par Allah, nous voulions émigrer en Abyssinie. Amir était sorti pour chercher quelque chose quand Omar ibn al-Khattab, qui était alors idolâtre et nous avait souvent insultés et offensés, est venu, s´est arrêté devant moi et a dit: « Vous voulez partir, mère Abd Allah». Je répondis: « Oui, nous voulons aller au pays d'Allah jusqu'à ce qu'Allah nous aide. Car vous nous avez fait violence et vous nous avez offensés». Il dit alors: « Allah soit avec vous! » et il repartit. J'avais remarqué un sentiment d´émotion dans son visage comme je n'avais jamais vu auparavant. Il semblait attristé par notre émigration. Quand Amir, par ce qu'il l´avait inquiété auparavant revint, je lui parlai, « Si seulement tu avais vu juste Omar, comme il avait l'air tellement touché et si triste à cause de nous ». Il répondit : Espères-tu qu'il se repentirait ? Je lui répondis: «Oui.» Je lui répondis alors : « celui que tu viens de voir, ne se convertira pas plus tôt que les ânes d´al-Khattab » car il doutait de sa conversion, parce qu'il l´avait toujours trouvé rude et durci contre la foi.

La conversion d'Omar eut lieu comme suit: Sa sœur Fatima, épouse de Sa'id ibn Zaid ibn Amr ibn Nufail, s'était convertie à l'Islam avec son mari, mais secrètement par peur d'Omar. Nua'im ibn Abd Allah al-Nahham des Banu 'Adi ibn Ka'b, s'était également converti à l'islam mais gardait sa foi secrète par crainte de sa famille auquel appartenait Omar. Khabbab ibn al-Arat vint vers la sœur d'Umar pour lui apprendre le Coran. Un jour, Omar ceinturé avec son épée sortit pour aller voir Mohamed qui avait rassemblé une quarantaine de personnes des deux sexes dans une maison près de Safa. Parmi eux il y avait son oncle Hamza, Abu Bakr, Ali et d'autres qui étaient restés avec lui à La Mecque et n'avaient pas émigré.

Nua'im ibn Abd Allah rencontra Omar et lui demanda où il voulait aller. Il répondit. « Je veux tuer le renégat Mohamed, qui a divisé les Qurayshites, les a déclarés insensés, a outragé leur foi et blasphémé leurs dieux » Nua'im dit alors: « Par Allah, Omar, tu te plonges dans le malheur. Crois-tu que les fils d'Abd Manaf te laisseront errer sur terre quand tu auras tué Mohamed? Pourquoi ne reviens-tu pas vers ta propre famille et met en ordre ses propres affaires. » Omar répondit: « Que veux-tu dire par ma famille ? », Nua'im répondit: « Ton beau-frère et cousin Sa'id ibn Amr et ta sœur Fatima. Par Allah, Ils se sont convertis à l'Islam et suivent Mohamed. Occupe-toi d´abord d´eux! » Omar retourna alors et s´en alla vers la maison de son beau-frère Khabbab qui se trouvait à ibn al-Arat, il avait une brochure sur laquelle était écrit la sourate 20 *-ha Ta, qu'il enseignait à sa sœur. Quand il entendit la voix d'Omar, Khabbab se retira et Fatima cacha la brochure dans sa robe. Mais Omar, en s´approchant de la maison, avait entendu Khabbab lire. Dès qu'il entra, il dit: « Qu'ai-je entendu comme murmure? » Ils lui dirent: « Tu n´as rien entendu ».

* Quelques sourates débutent avec une lettre, dont les musulmans ne connaissent pas le sens.

Il répondit: « Certainement! Et j'ai entendu dire, par Allah, que vous suivez la foi de Mohamed». Il gifla alors le visage de son beau-frère, et quand sa sœur vint pour le retenir, il la frappa également et la blessa. Les deux dirent: « Eh bien oui, nous sommes devenus musulmans. Nous croyons en Allah et en Son Messager. Fais ce que tu penses être bon! »

Quand Omar vit que sa sœur saignait, il regretta ce qu'il avait fait et fut surpris par cela. Il lui dit: «Donne-moi la brochure dont je t'ai entendu lire. Je veux voir ce que Mohamed vous a apporté ». - Omar était lettré. Fatima répondit: « Nous craignons que tu ne l'endommage ». Mais il affirma: « Ne craint rien! » Et il jura par ses dieux qu'il le lui rendrait dès qu'il l´aurait lue.

A cause de ces paroles, elle espérait sa conversion. Elle lui dit alors: « Tu es impur comme idolâtre. Cette brochure ne peut être touchée que par un être pur ». Omar se leva et se lava. Elle lui donna alors la brochure dans laquelle se trouvait la sourate Ta-ha. Quand il lut le début, il s'exclama: «Que ces paroles sont belles et merveilleuses!» Lorsque Khabbab entendit cela, il entra aussi dans la pièce et dit: «Par Allah, Omar, j'espère qu'Allah t´a aussi choisi par la prière des prophètes. Car j'ai entendu hier, comment il a prié : « Allah fortifie l'Islam par Abu al-Hakam ibn Hisham ou par Omar ibn al-Khattab. Maintenant, Omar, tourne-toi vers Allah!» Omar répondit : « Alors, conduis-moi vers Mohamed, que je me convertisse devant lui. Khabbab dit alors : « Il est avec quelques compagnons dans une maison à Safa. »

Omar fixa son épée sur le côté, alla vers la maison en question et frappa à la porte. Un des compagnons de Mohamed regarda par l´entrebâillement de la porte. Lorsqu’´il vit Omar avec son épée sur le côté, il courut vers Mohamed et il lui annonça la visite. Hamza ibn Abd al-Muttalib dit alors: « Laisse le entrer. S´il a de bonnes intentions, nous lui rendrons la pareille. S´il a de mauvaises intentions, nous lui trancherons la tête avec sa propre épée». Mohamed le laissa entrer, se leva et vint vers lui dans l´entrée, il le saisit par la ceinture ou par le col et lui demanda: « Que viens-tu faire ici. Fils de Khattabs? Par Allah, je crois que vous ne vous n´aurez pas la paix jusqu'à ce qu'Allah vous envoie une adversité». Omar dit alors: « Messager d'Allah, je suis venu confesser que je crois en Allah et en son messager et en ce qu'Allah lui a révélé». Mohamed appela alors : « Allah est grand! » Tous ceux qui étaient rassemblés dans la maison se rendirent compte qu´Omar était devenu musulman.

Les Compagnons de Mohamed se séparèrent alors et se sentirent fortifiés par la conversion d'Omar et de Hamza. Ils savaient que ces deux-la protégeraient Mohamed et leur feraient justice contre leurs ennemis.

3.02.2 -- La constance d´Omar dans la foi islamique

Nafi, un esclave affranchi d'Abd Allah ibn Omar, m'a dit au sujet d'Ibn Omar: « Après qu'Omar se soit converti à l'Islam, il a demandé: « Quel Qurayshite connaît le mieux la tradition? ». Quand on lui annonça Djamil ibn Ma'mar al-Djumahi, il alla le voir le matin et je le suivis, dit Ibn Omar, pour voir ce qu'il ferait. J'étais un garçon qui comprenait bien ce qu'il voyait. Quand il vint vers Djamil, il dit: «Sais-tu que je suis devenu musulman et que maintenant je suis attaché à la foi de Mohamed?» Djamil ne répondit rien, mais il attacha son manteau et alla au sanctuaire où les Qurayshites étaient rassemblés. Moi aussi, je le suivis avec mon père. Ici, il cria d'une voix forte: « Le fils d'al-Khattab est devenu apostat! » Mais Omar cria derrière lui : « Il ment, je suis devenu musulman et je confesse qu'il n'y a pas d'autre Dieu qu'Allah, et que Mohamed est son esclave et son prophète ».

Les Qurayshites l´agressèrent et se battirent les uns contre les autres jusqu'à ce que le soleil se tienne verticalement au-dessus de leurs têtes. Alors Omar s'affala épuisé. Les Qurayshites l´entourèrent, et il dit: «Faites ce que vous voulez à votre guise, mais, par Allah, si nous étions trois cents, nous nous battrions jusqu'à ce que vous ou nous devions évacuer la place pour vous». Alors qu'ils se querellaient, un vieux Qurayshite vint vêtu d'un vêtement yéménite et d'une robe de couleur, et quand il se tint devant eux, il demanda ce qu'il se passait. On lui dit qu'Omar était devenu apostat. Puis il dit: «Eh bien, laissez-le! Il a choisi pour lui-même une foi, que voulez-vous? Pensez-vous que les Banu 'Adi ibn Ka'b vous livreront leur ennemi? Et, par Allah, ils étaient comme une robe qu´on leur avait enlevée.

Abd al-Rahman ibn al-Harith m'a dit d'une femme ou d'un autre membre de la famille d´Omar, Omar a dit: « Le soir de ma conversion, j'ai réfléchi sur qui pouvait être l'adversaire le plus acharné de Mohamed et j'ai décidé de le rejoindre pour aller lui dire que j'étais devenu musulman. J'ai trouvé que c'était Abu Djahl et je suis donc allé chez lui le lendemain matin et j´ai frappé à sa porte.

Abu Djahl est sorti et a crié: «Bienvenue, mon neveu! Qu'est-ce qui t´amène ici? »J'ai répondu:« Je suis venu pour te dire que je crois en Allah et en Mohamed, son prophète, et que je crois que sa révélation est vraie». Il me claqua alors la porte au nez et me dit: « Allah a honte de toi et de ton message! »

3.02.3 -- Dans le ravin d´Abu Talib

Quand les Qurayshites virent que les compagnons de Mohamed avaient trouvé la paix, la sécurité et la protection chez Nadjashi, qu'Omar s'était converti à l'Islam, que Hamza se tenait du côté de Mohamed, et que l'Islam se répandait progressivement parmi de nombreuses tribus, ils se rassemblèrent et décidèrent de rédiger un document dans lequel ils s'engageaient de ne pas se lier par alliance avec les Banu Hashim et les Muttalib ou à faire du commerce avec eux. Cet accord fut placé dans la Kaaba pour renforcer leur alliance.

Après cela, les Banu Hashim et Muttalib se retirèrent dans le ravin d'Abu Talib. Seul Abu Lahab ibn Abd al-'Uzza ibn Abd al-Muttalib se sépara des fils de Hashim et se tint avec les Qurayshites. Husain ibn Abd Allah raconta: « Quand Abu Lahab quitta sa famille et devint un compagnon des Qurayshites, il rencontra Hind, la fille d´Utba ibn Rabi'a, et lui dit: « Eh bien, fille d´Utbas, ne suis-je pas au côté de Lat et Uzza et n'ai-je pas rompu avec ceux qui sont contre eux ?» Elle répondit:« Bien sûr, père Utbas, Allah te récompensera». Abu Lahab dit aussi entre autres: « Mohamed promet des choses après la mort dans l'existence de laquelle il me semble qu'il ne croit pas lui-même. Que va-t-il me donner? » Il souffla alors dans ses mains et dit:« Que la perdition soit sur vous! Je ne vois rien de ce que Mohamed a dit. C´est alors qu´Allah a révélé: « Que périssent les deux mains d´Abu Lahab et qu´il périsse lui-même! » (Sourate al-Masad 111: 1).

Les musulmans vécurent dans ce ravin pendant deux ou trois ans, dans une grande misère, parce que leurs alliés parmi les Qurayshites ne pouvaient que les aider secrètement. Abu Djahl rencontra un jour Hakim ibn Hizam ibn Khuwailid et son serviteur, qui transportait du grain. Hakim voulait l'apporter à sa tante Khadija, fille de Khuwailid, qui vivait avec Mohamed, son mari, dans le ravin. Abu Djahl le retint et cria: «Apportes-tu de la nourriture aux fils de Hashim? Par Allah, vous et votre nourriture, vous ne ferez pas un pas de plus, mais suivez-moi à la Mecque, où je vous déshonorerais».

Abu al-Bakhtari ibn Hashim entra alors et demanda, « Que se passe-t-il? » Abu Djahl répondit: « Il veut apporter de la nourriture à Banu Hashim». Abu al-Bakhtari dit alors: « Ce sont des aliments que sa tante avait entreposés chez lui et qu'elle exigeait maintenant en retour. Veux-tu l'empêcher de lui apporter sa propre nourriture? Laisse cet homme tranquille! » Abu Djahl refusa cependant et ils s'affrontèrent. Abu al-Bakhtari saisit la mâchoire d'un chameau et blessa Abu Djahl. Il lui donna aussi des violents coups de pieds. Hamza, qui se tenait à proximité, regardait tout. Ce fut désagréable pour ceux qui se bagarraient. Mohamed et ses compagnons purent en prendre connaissance et en prirent un malin plaisir.

3.02.4 -- L´oncle de Mohamed, Abu Lahab, et sa femme Umm Djamil

Alors qu'Allah protégeait Mohamed contre les Qurayshites et que les Banu Hashim et Banu Muttalib et son oncle les empêchaient de lui faire violence, les Qurayshites les diffamèrent, les raillèrent et les attaquèrent. Il apparut alors des révélations du Coran contre les Qurayshites et contre ceux qui excellaient à résister à Mohamed. Une partie est appelée nominalement et l'autre partie englobe la totalité des non-croyants. Parmi les premiers, il y a Abu Lahab, l'oncle de Mohamed, et sa femme Umm Djamil, fille de Harb, la porteuse de bois. Ils l'appelèrent ainsi parce qu'elles mettaient du bois épineux sur le chemin de Mohamed. C'est pourquoi dans le Coran il est dit: 1 Que périssent les deux mains d´Abu Lahab et qu´il périsse lui-même! 2 Sa fortune et tout ce qu´il a acquis ne lui serviront à rien. 3 Il sera voué à la flamme de l´enfer, 4 et sa femme sera condamnée à transporter le bois du feu, 5 avec une corde de fibre autour du cou.* (Sourate al-Masad 111,1-5).

* La sourate de malédiction et de vengeance de Mohamed sur son oncle Lahab et sa femme illustre l'esprit de l'Islam, qui ne bénit pas les ennemis, mais maudit ceux qui n'aiment pas mais détestent ceux qui le contredisent (Sourate al-Masad 111, 1-5).
Jésus a enseigné le contraire: « Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous insultent et vous persécutent, afin que vous soyez enfants de votre Père qui est aux cieux » (Matthieu 5, 44, Luc 23, 34).

Quand Umm Djamil entendit la révélation la concernant ainsi que son mari, elle aurait approché avec une grosse pierre dans la main Mohamed qui était assis avec Abou Bakr près de la Kaaba. Quand elle se tint devant eux, Allah lui pris la vue afin qu'elle ne puisse pas voir Mohamed. Elle demanda à Abu Bakr : « Où est ton ami? J'ai entendu qu'il me désapprouve. Par Allah, quand je le rencontrerai, je jetterai cette pierre sur sa bouche! ».

Quand elle s´éloigna, Abu Bakr dit à Mohamed: «Penses-tu qu'elle t´a vu?» Mohamed répondit: «Elle ne m'a pas vu. Allah m'a rendu invisible pour elle ».

3.02.5 -- L´interdiction de blasphémer les dieux

Abu Djahl, comme on me l'a dit, a rencontré le Messager d'Allah et lui a dit: « Arrête d'abuser de nos dieux, ou bien nous blasphémerons le Dieu que tu adores». Alors Allah révéla: « Ne blasphème pas les dieux qu´ils adorent, sinon ils blasphèmeront Allah dans leur ignorance » (Sourate al-Anam 6,108). Mohamed arrêta immédiatement de blasphémer leurs dieux, mais appela tout le monde à croire en Allah.*

* Nous rencontrons ici la sagesse diplomatique de Mohamed: il a caché le côté négatif de la vérité afin de pouvoir diffuser le côté positif de son message sans entrave.

3.02.6 -- Quel sera le combustible en enfer

Al-Nadr ibn al-Harith avait l'habitude de revenir dès que Mohamed avait lu le Coran dans un rassemblement et a demandé aux Qurayshites de croire en Allah, les avertissant du sort des anciens peuples, en racontant les histoires du fort Rustem et d´Isfendiar, rois des Perses. Il ajouta ensuite: « Par Allah, les histoires de Mohamed ne sont pas plus belles que les miennes. Elles sont juste copiées à partir de vieux livres comme les miennes».

Allah révéla alors: « 5 Ils disent: Histoire d´anciens que tout cela, que le prophète se fait transcrire et qu´on lui dicte matin et soir. 6 Dis leur : c´est une révélation qu´a fait descendre celui qui connaît le mystère des cieux et de la terre. Il est indulgent et miséricordieux. » (Sourate al-Furqan 25, 5-6). « 7 Malheur à tout imposteur, pécheur endurci 8 qui, entendant la lecture des versets d´Allah, s´obstine dans son orgueil, comme s´il n´avait rein entendu! Pour toute bonne nouvelle, annonce-lui un tourment cruel ! » (Sourate al-Djathiya 45, 7-8). 151 Ils poussent le mensonge au point de dire: 152 Allah a engendré*. En vérité, ils ne font que mentir. (Sure al-Saffat 37,151 u. 152)

* La lutte théologique des musulmans avec les chrétiens a atteint son paroxysme à la suite du rejet croissant du polythéisme par Mohamed. Mohamed a appelé les chrétiens menteurs parce qu'ils croyaient au Fils de Dieu. Plus tard, il les a maudit dans sa colère (Sourate al-Imran 3, 61, al-Tawba 9, 29-30).

Mohamed était assis un jour avec Walid ibn al-Mughira et d'autres Qurayshites dans la zone de la Kaaba. Puis al-Nadr ibn al-Harith vint et s'assit avec eux. Mohamed parla pendant un moment, et al-Nadr le contredit. Mohamed le réduisit au silence et lut le verset coranique suivant: 98 Il leur sera dit: vous, et ceux que vous adorez, êtes les combustibles de la géhenne. Tel sera votre sort. 99 Si vos divinités étaient authentiques, elles ne seraient pas vouées à l´enfer. Maintenant, c´est votre demeure éternelle. 100 Tous gémiront dans le tréfonds de la géhenne où ils n´entendront plus rien (Sure al-Anbiya' 21,98-100).

Alors que Mohamed s´était déjà levé, Abd Allah ibn al-Ziba'ri, le Sahmite, vint et s'assit avec les autres. Al-Walid ibn al-Mughira lui dit alors : « Dès qu´al-Nadr se fut assis parmi nous, Mohamed affirma que nous et tout ce que nous adorons en dehors d'Allah, serions le combustible de l'enfer ». Abd Allah répondit: « Par Allah, si je le rencontre, je discuterai avec lui. Demandez-lui si tout ce qui est adoré en dehors d'Allah va vraiment en enfer, y compris celui qui les adore. Nous prions les anges, les juifs prient Esra * et les Chrétiens prient Jésus. » Al-Walid et les autres apprécièrent le discours d´Abd Allah. Ils étaient heureux qu´il avait donné des preuves contre les allégations de Mohamed. Lorsqu´Abd Allah entendit la réponse de Mohamed, il y répondit comme suit : «Seuls ceux qui veulent être adoré en dehors d'Allah seront brûlés avec ceux qu'ils les ont adorés » ** Mais les Qurayshites prient Satane (Tawagit) et les idoles qui veulent être adorés par eux. A ce moment-là, Allah lui révéla: « 101 Seront éloignés de cet enfer, ceux qui sont prédestinés à notre bel agrément. 102 Ils n´entendront pas le crépitement et seront admis dans une vie éternelle de délices où tous leurs désirs seront satisfaits. » (Sourate al-Anbiya' 21, 101-102), par exemple Jésus, Esra, les rabbins et les prêtres qui en obéissance contre Allah ont disparus.

* Les Juifs ont parfois tellement vénéré Esra que les étrangers ont mal compris cela comme culte.
** Le culte du Christ (Apocalypse 5, 12) est une abomination pour les musulmans: selon la pensée islamique, la menace de l´enfer inclut aussi tous les chrétiens qui adorent Jésus.

En ce qui concerne ce qu´il affirme que les anges qu´ils adorent sont des filles d´Allah, il est écrit: 26 Ces infidèles disent : le Tout-Clément s´est donné un enfant. Gloire à lui ! Ses anges ne sont que des serviteurs privilégiés, 27 qui n´anticipent jamais sur ses propos et suivent strictement ses ordres (Sourate al-Anbiya' 21, 26-27).

Au sujet de Jésus, la réponse fut la suivante: « 59 En réalité, Jésus n´est qu´un serviteur auquel nous n´avons accordé notre grâce, faisant de lui un modèle pour les fils d´Israël. … 61 Sachez que le retour de Jésus est une annonce de l´heure: n´ayez point de doute à son sujet et suivez-moi sur le droit chemin que voilà ! » (Sourate al-Zukhruf 43, 59+61). Les miracles que j'ai accomplis à travers lui, tels que la résurrection des morts et la guérison des malades, sont des preuves suffisantes pour l'heure. * Ne doutez pas!

* Christ et ses miracles sont des signes, pour l´Islam, de la venue du jugement d´Allah!

3.02.7 -- La résurrection des morts

Ubayy ibn Khalaf et Uqba ibn Abi Muit étaient des amis proches. Un jour, Ubayy entendit qu'Uqba s'était assis près de Mohamed et l´écoutait. Il est donc allé vers lui et a dit: «J'ai entendu dire que tu as visité Mohamed et que tu l'as écouté. Si cela est vrai, je jure que je ne te reverrai plus et que je ne te parlerai pas avant d'aller vers lui et de lui cracher au visage « Uqba - Allah maudit le! » - L'ennemi d'Allah fit cela. Alors Allah le majestueux révéla: Ce jour-là, l´injuste se mordra les doigts et dira: Combien était mieux pour moi de suivre le chemin du messager d´Allah! (Sourate al-Furqan 25, 27).

Ubayy alla une fois vers Mohamed avec un vieil os et lui demanda s'il croyait vraiment que cet os serait ressuscité. Il l'effrita avec sa main et souffla la poussière dans le vent. Mohamed répondit, « Oui, cet os et toi-même - quand tu seras dans le même état - Allah vous ressuscitera et vous amènera en enfer ».*

* Voir Sourate Ya-sin 36, 78.

3.02.8 -- Disputes entre Mohamed et les idolâtres Qurayshites

Alors que Mohamed contournait la Ka'ba, al-Aswad ibn al-Muttalib, Walid ibn al-Mughira, Umaiyya ibn Khalaf et al-'As ibn Wa'il, hommes considérés des Qurayshites, se tenaient sur son chemin et lui dirent : « Eh bien, Mohamed, nous voulons adorer ton Dieu. Prie aussi pour cela nos dieux, afin que nous puissions prier tous ensemble. Si ce que tu adores est meilleur, alors nous aurons notre part. Si ce que nous adorons est meilleur, tu en recevras aussi une part». Allah révéla alors: « 1 Dis: Ô mécréants ! 2 Je n´adorerai jamais ceux que vous adorez. » (Sourate al-Kafirun 109, 1-2).

3.02.9 -- L´arbre Zaqqum en enfer

Quand on parle de l'arbre Zaqqum dans le Coran pour menacer les incroyants, Abu Djahl dit: «Connaissez-vous, vous les Qurayshites, quel est l'arbre Zaqqum avec lequel Mohamed vous menace? Ce sont les dates de Médine avec du beurre. Par Allah, si nous pouvions obtenir ce Zaqqum, voulons-nous les en laisser goûter. » Allah révéla alors: « 43 Ce jour-là, la plante de Zaqqum 44 servira d´aliment pour le pécheur endurci. 45 Tel l´airain fondu qui bouillonnera dans ses entrailles, 46 comme l´eau en ébullition. » (Sourate al-Dukhan 44, 43-46).* L´affirmation d´Abu Djahls est fausse.

* Comparez aussi les sourates al-Saffat 37, 62 et al-Waqi'a 56, 52.

3.02.10 -- Ibn Umm Maktum, l´aveugle

Quand Mohamed chercha jadis dans une conversation à gagner Walid ibn al-Mughira pour l'Islam, l'aveugle Ibn Umm Maktum les rejoint. Il parla également à Mohamed et lui demanda de lire dans le Coran. Mais Mohamed trouvait les questions de l'aveugle embarrassantes, parce qu'il aurait préféré discuter avec Walid, dont il désirait ardemment la conversion. Alors que l'aveugle voulait en entendre de plus en plus, Mohamed fâché se détourna de lui et le laissa en plan.*

* Par contre Jésus arrêta les masses, se tourna vers les aveugles et leur ouvrit les yeux par sa parole toute-puissante (Marc 10, 46-52). Mohamed n'avait aucun pouvoir de guérison. Il cherchait à gagner les forts pour lui-même et pour l'Islam, mais pas les faibles et les malades. Il a quitté l'aveugle pour parler aux puissants. Jésus, cependant, est venu avec la volonté d´aider les pauvres, les misérables, les malades, les faibles et les pécheurs (Matthieu 11, 25-30).
Dans la sourate Abasa 80, 1-11, nous lisons qu'Allah a reproché à Mohamed son comportement envers l'aveugle!

3.02.11 -- Ceux qui sont revenus d´Abyssinie

Les compagnons de Mohamed qui avait émigré en Abyssinie, entendirent des rumeurs que les Mecquois s'étaient convertis à l'Islam. Ils revinrent donc. Ce n'est que lorsqu'ils furent près de La Mecque qu'ils entendirent que c'était une fausse rumeur. Ils ne purent donc entrer à La Mecque que secrètement. Certains restèrent dans la ville jusqu'à l'émigration de Mohamed à Médine et combattirent à ses côtés à Badr et Uhud. D'autres furent retenus, Badr et d'autres batailles leur échappèrent. D'autres sont morts à La Mecque. Au total, 33 hommes revinrent d'Abyssinie.*

* Ibn Hisham ne mentionne pas que pendant le boycott grandissant des Mecquois, Mohamed eut une minute faible et reconnut, en plus d'Allah, Al-Lat, Uzza et Manat comme des divinités féminines, légitimant en fait leur existence par une révélation divine (Sourate al-Najm 53, 19-21) et al-Hajj 22, 52-53). Plus tard, Mohamed a rejeté ces versets comme chuchotés par Satan. Les versets sataniques, cependant, sont restés une partie du Coran jusqu'à aujourd'hui.
Lorsque les demandeurs d'asile en Abyssinie apprirent que Mohamed autorisait un polythéisme limité, ils interrompirent leur séjour à l'étranger et voulurent retourner à La Mecque. Cependant, quand ils arrivèrent à la maison, Mohamed avait révoqué le compromis avec ses ennemis comme fausse révélation. Il n'avait pas pu distinguer les murmures de Satan de la voix du vrai Dieu. Cette déclaration de Mohamed suggère la question de savoir s'il existe d'autres versets dans le Coran d'origine satanique.

3.02.12 -- Le courage d´Uthman

Salih ibn ibn Ibrahim Abd al-Rahman ibn Auf m'a rapporté de quelqu´un qu´Uthman lui avait même raconté: Uthman ibn Maz'un avait vu combien les compagnons de Mohamed souffrait alors qu´il pouvait lui-même sortir quand il voulait sous la protection de Walid. Il dit alors: « Par Allah, cela me fait mal au cœur de vivre en sécurité sous la protection d´un idolâtre pendant que mes compagnons et frères dans la foi sont affligés à cause de leur foi en Allah de toutes sortes de maux et d´offenses». Il alla donc chez Walid et dit: « Ta protection a fait ses preuves, mais j´y renonce à l'avenir». Al-Walid lui demanda:« Pourquoi, mon neveu? Est-ce qu´un de mes parents t´a insulté ? » Il répondit : « Non, mais je me suffis de la protection d'Allah et ne nécessite aucune protection supplémentaire». Walid lui répondit alors : « viens avec moi à la Kaaba et dis publiquement que tu n´es plus sous ma protection que je t´avais donné publiquement auparavant». Ils allèrent alors ensemble au sanctuaire, et Walid dit : « Uthman est venu pour abandonner ma protection». Uthman ajouta : « Il est vrai, je l'ai trouvé comme un protecteur fidèle et noble, mais je ne veux plus avoir de protecteur sauf Allah, je le libère ainsi de son obligation».

Un jour Labîd ibn Malik ibn Rabi ibn Ja'far ibn Kilab récitait quelques versets dans une assemblée de Qurayshites. Quand il dit: « Tout est vain sauf Allah», Uthman, qui était aussi là, ajouta: « Tu as dit la vérité! » Labîd continua: « Tout ce qui est agréable doit une fois s´arrêter ». Uthman dit : « Tu mens, le plaisir du paradis ne cessera jamais! » Labid dit alors : « Ô vous les Qurayshites! Par Allah, personne dans votre société n'a été insulté jusqu'à présent. Depuis quand cela se produit.il ? » Une des personnes répondit: « Ne prenez pas à cœur ce que cet homme dit. Il est un des insensés qui se sont séparés de notre foi». Uthman pour sa part ne voulait pas se taire jusqu'à ce qu'ils se disputent et qu´un homme le frappe dans l'œil, de sorte qu'il était devint noir et bleu. Walid, qui était à côté, vit cela, il remarqua: « Par Allah, mon neveu, ton œil aurait pu être épargné. Tu as vécu jusqu´à présent sous ma protection en toute sécurité». Uthman répondit : « Non, par Allah, mon autre œil désire ardemment ce qu´a pris mon œil pour la cause d'Allah. Je suis sous la protection de celui qui est plus fort et plus puissant que toi, père d'Abd Shams». Walid dit: « Eh bien, mon neveu, si tu veux, je te met de nouveau sous ma protection » mais Uthman ne voulait plus rien savoir.

3.02.13 -- Abu Salama et sa protection

Abu Ishaq ibn Yasar m'a parlé de Salama ibn Omar ibn Abi Salama: Quand Abou Salama s'est mis sous la protection d'Abu Talib, des hommes du Banu Makhzum sont allés chez Abu Talib et ont dit: « Tu as déjà pris le fils de ton frère contre nous sous ta protection. De quoi as-tu besoin de protéger encore l'un des nôtres? » Abu Talib répondit:« Il s´est mis sous ma protection et il est le fils de ma sœur. Si je ne protège pas le fils de ma sœur, je ne pourrais pas non plus protéger le fils de mon frère». Alors Abou Lahab se leva et dit: « Par Allah, vous avez déjà beaucoup fait pour ce vieil homme. Vous tombez toujours sur lui parce qu'il protège les personnes de sa famille. Soit vous le laissez tranquille, soit vous nous laissez avoir la paix en tout avec lui jusqu'à ce qu'il atteigne son but». Ils répondirent: « Nous ne voulons rien faire qui te déplaise, père Utbas». Car il était leur ami et leur soutien contre Mohamed, et il en resta ainsi.

3.02.14 -- Abu Bakr

Comme m'a raconté Mohamed ibn Muslim qui l'avait entendu d´Aïcha, Abou Bakr, le juste, demanda à Mohamed l´autorisation de pouvoir émigrer lorsqu´il était exposé à de nombreuses offenses à La Mecque et que les Qurayshites avait formé une alliance contre Mohamed et ses compagnons. Mohamed le lui permit et il émigra. Quand il eut accompli déjà un ou deux jours de déplacement, il rencontra Ibn al-Dughunna, un frère des Banu al-Harith ibn Abd ibn Manat Kinana, qui était alors seigneur des Ahabisch. Il demanda à Abu Bakr où il voulait aller. Il répondit: « Mon peuple m'a expulsé en m´insultant et me harcelant». - « Et pourquoi? » demanda Ibn al-Dughunna, « Tu es l´honneur de ta race, une aide en cas de malheur. Tu es charitable et tu ramènes ce qui est perdu. Fais demi-tour, je te protégerai! » Abou Bakr revint avec lui à La Mecque, et Ibn al-Dughunna dit aux Qurayshites qu'il protégeait Abou Bakr et que personne ne devait lui faire aucun mal. Ils le laissèrent en paix.

Abou Bakr, continua Aisha, avait un appartement en face de la porte de son logement dans le Banu Diumah. C'était un homme sensible qui émouvait les autres avec ses récitations du Coran. Les jeunes, les esclaves et les femmes s'arrêtaient et l'admiraient. C'est pourquoi certains Qurayshites allèrent chez Ibn al-Dughunna et se plaignirent : « Tu ne protèges pas cet homme pour qu'il puisse nous offenser? Quand il prie et cite le Coran, il est ému. Il est en plus aussi un homme d'apparence avenante. Nous craignons qu'il veuille séduire nos femmes, nos enfants et nos simples d´esprit. Vas le voir et dit-lui de se retirer dans sa maison. Qu´il fasse ce qu'il veut ».

Ibn al-Dughunna alla chez Abou Bakr et dit: «Je ne t´ai pas donné ma protection pour que tu blesses ton peuple. Ils se sentent importuné parce que tu pries devant ta maison. Par conséquent, rentre chez toi et fait ce que tu veux! »Abou Bakr répondit:« Ou je renonce à ta protection et je me contente de la protection d'Allah». Maintenant Ibn al-Dughunna répondit : « confirme moi cela». Abou Bakr répondit alors : « Je te libère de ton devoir de protection». Ibn al-Dughunna informa cela aux Qurayshites et les laissèrent faire ce qu'ils voulaient contre Abou Bakr.

3.02.15 -- Comment la proscription de Banu Haschim et de Muttalib fut abolie (env. 619 après JC)

Les Banu Hashim et Muttalib s'étaient retirés dans le ravin après que les Qurayshites les eurent mis au ban de la société. Mais certains Qurayshites se réunirent pour lever l'interdiction. Le plus fervent était Hisham ibn Amr ibn Rabi, car il était le fils d´un frère côté maternel de Nadhla ibn Hashim et donc se sentait attiré pour les Banu Hashim. Il avait également une grande réputation parmi les siens. Comme je l´avais entendu, il vint une nuit à l'entrée du ravin où vivaient les Banu Hashim et Muttalib. Il avait un chameau chargé de denrées alimentaires, il lui enleva la bride, le frappa et le poussa dans le ravin. Une autre fois, il chargea le chameau avec du tissu et fit de même. Hicham alla vers Zuhair ibn Abi Umaiyya dont la mère Atika était une fille Abd al-Muttalib et dit: « Est-ce que cela te plaît que tu te nourris et t´habille selon le désir de ton cœur et que tu peux te marier pendant que ton oncle du côté maternel comme tu le sais ne peut pas acheter ou vendre et ne peut pas se marier? Par Allah, s´ils étaient les oncles d'Abi al-Hakam Ibn Hisham et tu aurais exigé de lui ce qu'il t´avait demandé, il ne t´aurait jamais cédé». Zuhair répondit : « Malheur à toi, Hisham, que puis-je faire en tant qu'individu seul ? Si je trouvais une seconde personne, j´essayerai de faire annuler la proscription». Hisham répondit: « Tu as trouvé un deuxième homme en moi ! » Zuhair dit alors : « Trouve-nous encore un troisième homme. » Hisham alla vers Mut'im Adi et dit: «Es-tu d'accord que deux branches des fils d'Abd-Manaf périssent sous tes yeux? Es-tu d'accord avec les Qurayshites? Par Allah, si vous leur accordez ceci; tu devras bientôt subir ce qu'ils sont capable de faire contre vous». Mut'im répondit : « Que dois-je faire? Je suis juste un homme». Hisham répondit alors: « J'ai trouvé une seconde personne». «Qui ? » - » Moi-même. « Alors cherche une troisième personne ! » - « Cela a déjà été fait »! - « Qui est-ce ? » - « Zuhair ibn Abi Umaiyya. » - « Cherche encore une quatrième personne !» Hicham alla vers Abou al-Bakhtari et lui dit la même chose comme à Mut'im. Celui-là demanda : « Est-ce que quelqu´un me soutiendra dans cette affaire? » Hisham lui nomma Zuhair, Mut'im et lui-même. Celui-là dit : « Recherche encore une cinquième personne». Hicham alla alors vers Zama ibn al-Aswad et lui parla des parents et des droits des proscrits. Zama demanda : « Qui est aussi d'accord sur ce que tu me proposes? » Hisham lui nomma les autres, et ils organisèrent un rassemblement nocturne sur la partie haute de Hadjun, une colline près de La Mecque. Là, ils s'obligeaient à tout mettre en œuvre pour faire annuler la proscription. Zuhair se proposa pour présenter cette demande.

Le lendemain, alors que les Qurayshites s´étaient rassemblés comme d´habitude, Zuhair arriva dans une robe large et contourna sept fois la Kaaba. Il se tourna alors vers ceux qui étaient rassemblés: Vous, les habitants de La Mecque, est-ce juste si nous nous nourrissons et nous habillons convenablement quand les Banu Haschim dépérissent et que nous évitons tout contact avec eux ? Par Allah, je ne serai pas tranquille jusqu´à ce que cet accord injuste qui divise notre tribu soit rompu».

Abu Djahl, qui se trouvait sur un côté du sanctuaire, répondit: « tu mens, la proscription ne sera pas levé ». Zama ibn al-Aswad dit alors: « Tu es un plus grand menteur, par Allah. Nous n´étions pas d´accord lorsque cet accord fut écrit ». Abu al-Bakhtari répliqua: « Zama a raison, nous ne sommes pas d´accord et nous n´acceptons pas cette proscription ». Al-Mut’im ajouta: « Vous deux, vous avez dit la vérité. Celui qui dit le contraire, est un menteur. Par Allah, nous voulons nous distancer de cette proscription et de ce qui est établi par écrit ».

Quand Hisham confirma ceci, Abu Djahl s'exclama : « l'affaire a été réglée la nuit où un conseil avait été tenu dans un autre endroit ». Al-Mut'im se leva alors pour déchirer la page mais le vers avait l´avait déjà rongée. Seuls les mots « En ton nom, Allah » étaient encore lisibles. L´auteur de la page était Mansour ibn lkrima dont la main avait plus tard flétri.

3.02.16 -- Comment Mohamed Rukana s´est converti

Abou Ishaq ibn Yasar m'a raconté: Rukana ibn Abd Yazid, l'homme le plus fort parmi les Qurayshites, était un jour seul avec Mohamed dans un ravin près de La Mecque. Mohamed dit: « Est-ce que tu crains Allah, Rukana, et est-ce que tu ne suis pas mes appels? ». Il répondit: « Si je savais que tu dis la vérité, je te suivrai». Mohamed répondit: « Si je te met par terre, crois-tu que je dis la vérité? » - « Oui ». - Alors, lève-toi et nous allons lutter ». Rukana se leva pour lutter avec Mohamed. Mohamed le frappa de sorte qu'il tomba inconscient à terre. Rukana voulu reprendre le combat, mais Mohamed le mit de nouveau à terre. Rukana dit alors: « Par Allah, cela est merveilleux, comment peux-tu me mettre à terre? » Mohamed répondit: - « Si tu crains Allah et acceptes ma foi, je te montrerai un plus grand miracle». - « Lequel? » - « Je vais appeler l'arbre que tu vois là-bas, et il viendra à moi». A la demande de Rukanas, Mohamed appela l'arbre et il vint à lui et resta devant lui jusqu'à ce qu'il l´appelle de nouveau pour qu'il revienne à sa place. Rukana retourna vers sa tribu et dit: «ô fils d'Abd Manafs, vous pouvez envouter tous les habitants de la terre avec votre ami, parce que, par Allah, je n'ai jamais vu un plus grand sorcier». Il leur dit alors ce que Mohamed avait fait et ce qu'il avait vu lui-même.*

* Si cette histoire est vraie, alors la question se pose de savoir si Mohamed n'était pas quand même un sorcier et avait des pouvoirs démoniaques.

3.02.17 -- Arrivée d´une délégation de chrétiens d´Abyssinie

Alors que Mohamed était encore à la Mecque, une vingtaine de chrétiens vinrent vers Mohamed après avoir entendu des récits de lui en Ethiopie. Ils le trouvèrent dans le lieu de culte, s´assirent près de lui, lui parlèrent et lui posèrent des questions, tandis que les hommes des Qurayshites se tenaient sur leurs lieux de rencontre près de la Kaaba. Après avoir interrogé le Messager d'Allah sur tout ce qu'ils voulaient savoir sur lui, il les appela à se soumettre à Allah et leur récita quelques textes du Coran devant eux. Quand ils entendirent le Coran, leurs yeux étaient pleins de larmes. Ils acceptèrent immédiatement Allah, ils crurent à lui, eurent confiance dans la vérité et apprirent ce qui était écrit à son sujet dans leur livre. Ils avaient à peine quitté Mohamed quand Abou Djahl ibn Hisham les rencontra sur le chemin avec quelques hommes des Qurayshites et leur dit : « Que Dieu fasse échouer votre délégation! Les gens de votre religion à laquelle vous appartenez, vous ont envoyé afin d´obtenir des informations sur cet homme (Mohamed). Mais vous vous êtes assis près de lui et vous avez quitté votre religion sans vous être vraiment familiarisé avec lui. Nous n'avons jamais vu une délégation aussi stupide! »

D'autres dirent: La délégation est venue du Wadi Nadjran (au nord du Yémen). Dieu sait qui ils étaient vraiment! Les versets suivants furent révélés au sujet de cette délégation : « 52 Ceux à qui nous avons donné les écritures avant ce Coran, croient en celui-ci. 53 Lorsqu´on leur en donne la lecture, ils disent: nous y croyons; c´est le message de vérité émanant de notre maître; avant sa révélation nous étions déjà des croyants musulmans soumis » (Sourate al-Qasas 28, 52-53).

* L'activité missionnaire des demandeurs d'asile islamiques en Abyssinie eut des conséquences. Certains chrétiens voulaient tester l'islam et demandèrent à rencontrer Mohamed. Il y eut toujours des chrétiens conciliants et superficiels qui considèrent les demi-vérités religieuses et les formes impressionnantes de piété comme le fondement d'une croyance de vérité. Mais l'Évangile nous enseigne que même la plus profonde religiosité ne sauve pas une personne. Mais seul le sang du Fils de Dieu crucifié crée la justice qui est valable devant Dieu (Romains 1, 17). Toutes les autres religions n'ouvrent aucun chemin vers Dieu. Ils restent prisonniers dans l'erreur de l'auto-rédemption et dans leur légalisme.

3.02.18 -- Allah devait-il simplement les bénir …?

Mohamed était assis une fois près de la Kaaba, entouré par ses compagnons les moins estimés. Khabbab, Ammar, Abu Fukaiha Yasar, un affranchi de Safwan ibn Umaiyya ibn Muharrith et Suhaib. Les Qurayshites se moquèrent les uns les autres: « Ce sont donc là ses compagnons, comme vous pouvez le voir. Est-ce qu'Allah leur aurait accordés la grâce au milieu de nous par la direction et la connaissance de la vérité? Si en effet il y avait quelque chose de bien dans la révélation de Mohamed, ces gens n´auraient pas trouvés la vérité avant nous. Allah ne les aurait pas honorés avant nous ».

Allah révéla: « Ne repousse pas ceux qui, matin et soir, implorent leur seigneur, cherchant à se vouer à sa face. …. En les repoussant tu serais, de ce fait, comme les injustes » (Sourate al-An'am 6, 52).

3.02.19 -- Mohamed et le chrétien Djabr

Comme on me l'a raconté, Mohamed était souvent assis près de Marwa (près de La Mecque) devant la boutique d'un jeune chrétien nommé Djabr * qui était un esclave des Banu al-Hadrami. Il a été dit que Djabr a enseigné à Mohamed une grande partie de ce qu'il a révélé plus tard. Le verset suivant du Coran fut dévoilé: « Nous savons qu´ils disent: ce n´est qu´un mortel qui lui apprend le Coran. Mais la langue de celui auquel ils font allusion n´est pas l´arabe ; or ce livre est révélé en langue arabe parfaite » (Sourate al-Nahl 16, 103).

* L'esclave Djabr est l'un des chrétiens connus, chez qui Mohamed était dans un magasin pendant des heures pour lui demander des informations sur l'Evangile. Les Mecquois hostiles à Mohamed se moquèrent et appelèrent Djabr le « Saint-Esprit » de Mohamed, qui l'inspira et dont il reçut des parties de sa révélation.

3.02.20 -- Comment fut révélée la sourate al-Kawthar

Comme on me l'a dit, al-'As ibn Wa'il le Sahmite en parlant de Mohamed: « Laissez-le! Il n'a pas de descendants! Dans quelques années on ne se souviendra plus de lui, et vous aurez la paix devant lui. Allah révéla alors: « Nous t´avons donné al-Kawthar* » (Sourate al-Kawthar 108, 1), qui est meilleure que cette terre et tout ce qu´il y a.

* Al-Kawthar veut dire le grand, le sublime et nombreux. Al-Kawthar est aussi le nom d´un fleuve du paradis qui devait avoir de nombreux affluents. Son eau avait le goût du miel et son lit était couvert de pierres précieuses.

3.03 -- La vision de Mohamed sur sa montée au ciel (env. 619 après JC)

3.03.1 -- Randonnée nocturne de Mohamed et la vision de la montée au ciel

Mohamed fut transporté du lieu de culte à La Mecque jusqu´au temple de Jérusalem, quand l'Islam s'était déjà répandu parmi les Qurayshites et d'autres tribus de La Mecque. Au sujet de ce voyage, il y a des traditions d'Abd Allah ibn Mas'ud, d'Abu Sa'id al-Khudri, d'Aisha, l'épouse de Mohamed, de Mu'awiya ibn Abi Sufyan, de Hassan ibn Abi al-Hassan al-Basri, d´Ibn Shihab al-Zuhri, de Qatada, d'autres rapporteurs de traditions, et d´Umm Hani, la fille d'Abu Talib. Nous avons résumé ici ce que les différents hommes et femmes ont rapporté.

Ce voyage représentait une tentation et une épreuve pour les musulmans sur l'ordre d'Allah, l'exalté et le puissant. Ceci signifiait l'instruction pour les sages, la direction, la grâce et la fortification pour les fidèles. Le commandement d'Allah advint. Mohamed dut partir, de sorte qu'Allah « lui montre ses miracles » (Sourate al-Isra 17, 1), autant qu'il voulait, et que Mohamed jette un regard sur son pouvoir et sa domination, en vertu de laquelle il fait ce qu'il veut.

Abd Allah ibn Mas'ud raconte: « On présenta le Buraq * à Mohamed, cet animal miraculeux qui avaient déjà porté d'autres prophètes avant lui et dont les sabots étaient espacés aussi loin que l´œil peut voir. Son ami (Gabriel) le pris et l'accompagna. Mohamed vit les miracles entre le ciel et la terre. Finalement, il vint à Jérusalem. Il y rencontra Abraham, Moïse, Christ et d'autres prophètes qui étaient rassemblés pour lui, et il pria avec eux.**

* Buraq veut dire: le prestigieux rapide comme l´éclair et signifie dans l'Islam une bête de selle blanche que les Prophètes montent (Sourate al-Isra 17, 1). Il devait être plus grand qu'un âne et plus petit qu'un mulet et avoir deux ailes. Lorsque Mohamed a monté cet animal miracle pour son ascension, il était accompagné de Gabriel et de Michael (Ali Mansouris - Nasif: Sharhu kitabi't-tadj).
** Abraham, Moïse et Christ sont les prophètes les plus importants de l'Islam avant Mohamed. Jésus étant nommé en rapport avec Abraham, Moise et Christ, est dégradé à un niveau des autres prophètes.
En réalité Moise et Elie sont apparus au seigneur Jésus sur le mont de la transfiguration. Les deux représentants de l´ancienne alliance ont fortifié Jésus sur son chemin de croix afin d´accomplir la réconciliation du monde (Matthieu 17, 3-4; Marc 9, 4-5; Luc 9, 30-31).
Mohamed lui-même n´a pas été transfiguré mais resta même pendant sa vision ou son rêve nocturne un homme normal.

On apporta trois récipients. L'un contenait du lait, l'autre du vin et le troisième de l'eau. Mohamed entendit une voix, alors que l´on plaçait les récipients devant lui, qui l´appela: « Si tu prends le récipient d´eau, toi et ton peuple seront noyés. Si tu prends le récipient de vin, toi et ton peuple commettrez une erreur. Mais si tu prends le récipient de lait, toi et ton peuple serez correctement guidés ».

Je pris alors, raconta Mohamed lui-même, le récipient de lait et bu. Gabriel me dit alors: « Tu seras correctement conduit et ton peuple avec toi, ô Mohamed ».

Al-Hassan m'a dit que Mohamed avait dit un jour: « Pendant que je dormais dans le sanctuaire, Gabriel vint et me donna des coups de pied. Je m´assis droit mais je ne vis rien. Je suis donc retourné sur ma couche. Une fois de plus, Gabriel me poussa avec son pied. Je me levais. Comme je n´avais rien vu, je me suis recouché. Il me poussa pour la troisième fois, et quand je m´assis, il m'attrapa le bras. Je me levais et il me conduisit à la porte du lieu de culte. Il y avait un animal blanc, de la taille entre un mulet et un âne. Il avait deux ailes au niveau des hanches, sous lesquelles les pattes de derrière sortaient, tandis que ses pattes de devant atteignaient l'œil aussi loin que possible. Gabriel m´accompagna. Il était toujours à mes côtés.

Qatada me raconta que Mohamed avait dit: « Quand je me suis approché de l'animal pour le monter, il est devenu têtu. Gabriel posa la main alors sur sa crinière et dit: « - Tu n'as pas honte, Buraq? Par Allah, aucun esclave d'Allah plus noble que Mohamed ne t´a jamais monté». Buraq eut tellement honte qu'il fut couvert de sueur. Il s'arrêta alors jusqu'à ce que je l'aie monté.

AI-Hassan rapporta: Mohamed voyagea en compagnie de Gabriel à Jérusalem. Ils y trouvèrent Abraham, Moise, Christ et d´autres prophètes. Mohamed alla vers eux et pria avec eux. On lui apporta alors deux récipients. Dans un des récipients il y avait du vin et dans l´autre du lait. Mohamed prit le récipient de lait et en but. Il ne toucha pas au vin. Gabriel lui dit alors: Tu es bien dirigé dans ta création, ton peuple est bien guidé et le vin vous est interdit ».

Mohamed revint après à La Mecque et raconta le lendemain matin aux Qurayshites ce qu´il avait vécu. La plupart des personnes dirent: Ceci est, par Allah, une affaire claire! Mohamed voyage vers la Syrie et en revient en une nuit alors qu´il faut deux mois pour une caravane.

Beaucoup de musulmans renièrent l´Islam. D´autres vinrent vers Abou Bakr et le questionnèrent : « Que penses-tu de ton ami qui prétend être allé à Jérusalem cette nuit ? Il a prié là-bas et est revenu ». Abou Bakr répondit : « Vous lui faites faire des mensonges ». Ils dirent alors: « Il est dans le quartier de la Kaaba et il le raconte lui-même ». Abou Bakr répondit : « Par Allah, s´il le dit lui-même, c'est donc vrai, et qu'est-ce qui est si incroyable à ce sujet? Croyez-moi, quand il me dit que la révélation descend du ciel sur la terre en une heure du jour ou de la nuit. Et cela signifie beaucoup plus que ce qui vous semble si merveilleux ».

Il se rendit ensuite auprès de Mohamed et lui demanda: «As-tu dit à ces gens, ô prophète d'Allah, que tu étais à Jérusalem?» Il répondit: «Oui.» Alors Abou Bakr dit: «Décris-moi la ville. J'ai déjà été là». Mohamed commença alors à décrire Jérusalem, et chaque fois qu'il décrivait les détails d'un quartier, Abou Bakr s'est exclamé:« Tu as dit vrai! Je témoigne que tu es un Messager d'Allah. Quand il eut fini, il dit à Abou Bakr: « Toi, Abou Bakr, tu es l´authentique ». A partir de ce jour, il fut appelé l´authentique.

Hassan rapporta en outre: Allah a révélé contre ceux qui renièrent l'Islam à cause de cet évènement: « ‚... Nous n´avons fait de la vision que nous t´avons montrée qu´une épreuve pour les hommes, tout comme nous l´avons fait de l´arbre maudit évoqué dans le Coran. Mais nous avons beau les menacer, cela ne fait qu´accroître leur arrogance » (Sourate al-Isra' 17, 60).

Un membre de la famille d'Abou Bakr m'a dit qu'Aisha avait dit: «Le corps de Mohammed n'a pas été porté disparu, mais Allah a fait voyager son esprit.» Ya'qub ibn 'Utba ibn al-Mughira ibn al-Akhnas m'a dit, Mu'awiya Ibn Abi Sufyan, interrogé sur le voyage nocturne de Mohamed, a répondu: « C'était une vraie vision d'Allah ».

Al-Zuhri rapporta ce qu'il a entendu de Sa'id ibn al-Musayyab: Mohamed a décrit ses compagnons Abraham, Moïse et Christ après les avoir vus cette nuit-là. Il dit d'Abraham: « Je n'ai jamais vu quelqu'un qui me ressemblait à moi ou moi à lui. Moïse était un homme de grande taille, agile, avec des cheveux bouclés et un nez courbé, comme s'il était de la tribu de Shanu'a.

Christ avait l'air blanc-rougeâtre, de taille moyenne, avec des cheveux flottants, un visage rayonnant, comme s'il venait d'un bain. On avait l'impression que de l'eau coulait de sa tête, ce qui n'était pas le cas ».*

* Mohamed semble avoir entendu parler du baptême de Jésus dans le Jourdain.
Jésus avait probablement une peau brune claire. S'il avait semblé différent du reste des Juifs, il aurait été qualifié de bâtard et rejeté.

3.03.2 -- Description de Mohamed

Umar, un affranchi de Ghufra, a rapporté d'Ibrahim ibn Mu-hammad ibn Ali ibn Abu Talib qu'Ali avait donné le récit suivant de Mohamed: «Il n'était ni trop grand ni trop petit, de taille moyenne. Ses cheveux n'étaient pas trop crépus, pas trop ondulés. Son visage n'était pas trop plein et pas trop charnu. Il était blanc avec des pigmentations rouges. Il avait les yeux noirs, de longs cils, une forte tête et des os fermes sur les épaules, de petits cheveux fins sur la poitrine, des mains et des pieds larges. Quand il marchait, il ne mettait pas mis les pieds complètement sur le sol, comme s'il se déplaçait sur un terrain en pente; quand il se retournait, il le faisait complètement. Il marchait aussi légèrement que s'il flottait sur l'eau, et quand il regardait d'un côté, il se retournait. Le sceau de la prophétie* était entre ses épaules. Ses mains étaient les plus généreuses de tous les hommes. Sa poitrine était la plus courageuse. Sa langue était la plus vraie**. Il était le plus fidèle vis-à-vis de ses protégés, le plus doux et le plus agréable dans ses fréquentations. Celui qui le voyait soudainement, était rempli de crainte. Celui qui l'approchait, l'aimait. Celui qui le décrivait, devait dire: « je n´ai pas vu quelqu´un de comparable avant et après lui ».

* On trouve différentes interprétations du sceau de la prophétie en ce qui concerne la forme et la couleur. On considère parfois un grain de beauté comme sceau.
** Mohamed permit aux hommes de mentir légalement dans la guerre pour réconcilier deux ennemis, en face de leurs propres épouses et des femmes vis-à-vis de leurs maris (At-Tirmidhi, Kitab al-Birr, 26, Musnad Ahmad ibn Hanbal, 3, 457).

3.03.3 -- L´ascension et les miracles que Mohamed a vus

Un homme digne de confiance m'a rapporté d'Abu Sa'id al-Khudri qu'il avait entendu Mohamed dire: «Quand j'avais fini tout ce qui était nécessaire à Jérusalem, on m'amena une échelle. Je n'avais jamais rien vu de plus beau. C'est elle à qui les morts dirigent leurs regards à la résurrection. Mon ami (Gabriel) me laissa monter jusqu'à ce que nous arrivions à l'une des portes du ciel, qui était la porte de garde. Ici se tenait un ange appelé Ismaël. Il avait plus de 12 000 anges à commander, qui eux-mêmes avait 12 000 anges sous leur ordre ».

Mohamed dit: « Quand je suis arrivé au ciel le plus bas, je rencontrais tous les anges avec un visage souriant et pur, il me souhaitait la chance. Seul un ange m'a souhaité bonne chance sans rire ni avoir l'air joyeux. J'ai donc demandé à Gabriel pourquoi exactement cet ange ne montrait pas un visage joyeux et riait comme les autres. Gabriel répondit: «Il se moquerait de toi s'il le faisait ou le ferait devant quelqu'un d'autre. Mais cet ange ne rit jamais. C´est Malik, le Seigneur de l'Enfer. Je dis alors à Gabriel qui avait l´autorité en cet endroit selon la volonté d´Allah et sur qui on pouvait avoir confiance: «Ne veux-tu pas lui commander de me montrer le feu de l'enfer? » Il accepta et ordonna à Malik de le faire. Celui-ci souleva le couvercle de côté et le feu faisait rage et montait dans l'air, que j´ai cru que tout ce qui était devant moi aurait été consumé. J'ai donc demandé à Gabriel de lui ordonner de le repousser. Gabriel le fit et Malik cria: « recule ! Le feu revint à l'endroit où il était venu, et moi, il me semblait que tout à coup une ombre était tombée sur tout. Puis Malik repoussa le couvercle.

Selon le récit d'Abu Sa'id, Mohamed a dit: «Quand je suis arrivé au ciel le plus bas, j'ai vu un homme assis, à qui les âmes des hommes étaient présentées. Il se réjouissait avec un de ceux-ci et dit : Bonne âme sortie d´un bon corps ». Avec d'autres il se renfrogna et cria : « pouah, âme abominable sortie d´un corps abominable ». Je demandai à Gabriel : « Qui est cet homme ». Il répondit : « Ceci est ton père Adam*, à qui sont présentées les âmes de ses descendants. Il se réjouit avec les fidèles et dit: « Bonne âme d´un bon corps. Avec les incroyants, il est triste et dégouté et dit: me laide d´un corps laid ».

* Selon la conception islamique, Adam appartient aux croyants et était déjà musulman. Cette vision des musulmans est basée sur une tradition de Mohamed, qui a causé de la confusion dans l'esprit des générations suivantes. C´est pour cela qu´il existe une myriade de traditions fabuleuses qui parlent d'une adoration d'Adam à Mohamed (voir al-Mawahib al-ladunniyya).

Puis j'ai vu des hommes avec des lèvres de chameau tenant des morceaux de feu si gros qu'ils remplissaient toute la main. Ils jetaient ce feu dans leur bouche qui en ressortissait par derrière. Ce feu l'a jeté dans sa bouche, et il est ressorti. Je demandai à Gabriel: «Qui sont ces personnes?» Il répondit: «Ce sont des gens qui ont injustement consommé le bien des orphelins ».

Puis j'ai vu des hommes avec des ventres, comme je n´en avais jamais vus auparavant. Ils rampaient sur leur ventre comme des chameaux assoiffés. Puis ils ont marché dessus au point qu'ils ne pouvaient plus bouger. J'ai demandé à Gabriel: «Qui sont-ils?» Il répondit: «Ce sont des usuriers ».

Puis j'ai vu des hommes qui avaient devant eux une bonne et grosse viande, et à côté d'eux de la mauvaise viande puante, mais ils mangeaient néanmoins celles qui étaient pourries et laissaient de côté la bonne. J'ai demandé à Gabriel quel genre de personnes c'était. Il répondit: « Ce sont ceux qui quittent les femmes qu'Allah leur a permis de prendre pour aller vers celles qu´Allah leur a interdit ».

Puis j'ai vu des femmes qui étaient pendues par leurs seins. J'ai demandé à Gabriel: «Qui sont-elles?» Il répondit: «Ce sont celles qui apportent des enfants étrangers à leurs maris. La colère d'Allah est féroce contre une femme qui donne à une famille quelqu'un qui ne lui appartient pas, qui consume alors ses biens et révèle la honte ».

Après Abu Sa'id al-Khudri Mohamed continua: « Gabriel me laissa monter au deuxième ciel. Je vis ici les deux cousins*, Christ et Jean ».

* Mohamed a connu des chrétiens que Jean baptiste et Jésus était des cousins éloignés (Luc 1, 36).
En classant Jésus avec Jean dans le second ciel, il le mit sous Moïse et Abraham. Oui, même sous Joseph, Enoch et Aaron. Il voulait le rabaisser à tout prix et rendre Adam semblable (Sourate al-Imran 3,59).

Puis je vins au troisième ciel. Il y avait un homme qui ressemblait à une pleine lune. Quand j'ai demandé son nom, Gabriel m'a dit: « C'est ton frère Joseph, le fils de Jacob ».

Il m'a alors emmené au quatrième ciel. Là encore, j'ai vu encore un homme que Gabriel a appelé Idris (Enoch, le prophète immortel) et a dit: «Nous l´avons promu à un rang très élevé » (Sourate Maryam 19, 57).

Il me conduisit ensuite au cinquième ciel. Il y avait un vieil homme aux cheveux blancs et avec une longue barbe blanche. Je n'avais jamais vu un vieil homme plus beau. J'ai demandé son nom et Gabriel m'a dit que c'était Harun (Aaron), le fils d'Imrans, le bien-aimé de son peuple.

Au sixième ciel, où je suis monté, j'ai vu un grand homme au nez courbé, comme s'il était de la tribu de Shanu'a. J'ai demandé à Gabriel: «Qui est cet homme?» Il répondit: «C'est ton frère Moïse, le fils d´Imrans ».

Il me laissa alors grimper au septième ciel. Là était assis un homme qui me ressemblait beaucoup, sur un trône devant la porte du paradis, à travers laquelle entrent chaque jour 70 000 anges, qui ne sortiront pas avant le Jour de la résurrection. J'ai demandé à Gabriel: «Qui est cet homme?» Il répondit: «C'est ton père Abraham ».

Puis il me conduisit au paradis. Là j'ai vu une fille noire (esclave, servante), qui me plaisait. J'ai demandé à qui elle appartenait. * Il répondit : « Zaid ibn Haritha », et j'apportais cette bonne nouvelle à Zaid.

* Il est intéressant de constater que Mohamed ne demande pas directement qui elle est mais le nom de la personne à qui elle appartient car il s´agit ici d´une femme ! Zaid, le fils adoptif de Mohamed fut le premier homme adulte qui a accepté l´Islam.
Mohamed a surpris plus tard sa femme Zainab bint Djahsh qui se baignait et s´est marié avec elle à cause d´une révélation spéciale après que Zaid fut divorcé d´elle (Sourate al-Ahzab 33, 35.37.50).

Selon la tradition d'Abd Allah ibn Mas'ud, on a demandé à Gabriel qui était avec lui à chaque porte du ciel à laquelle il voulait être admis. Quand il a nommé le nom de Mohamed, on lui a demandé s'il avait déjà été envoyé comme prophète, et dès qu'il répondit par l'affirmative, on appela: « Allah le salue de la part de ses amis et de son frère! »

Après avoir atteint le septième ciel, Gabriel le conduisit à son seigneur *, et il lui écrivit cinquante chemins de prière pour chaque jour.**

* Le Coran et le Hadith ne décrivent jamais Allah dans une vision. Ils ne connaissent pas les apparitions glorieuses du Seigneur et ne savent rien des chérubins. Mohamed ne s'est pas effondré horrifié devant la sainteté de Dieu. Ce sont des indications qu'il n'a jamais réellement vu Dieu, mais a été trompé et mystifié par un rêve. L'Islam ne permet pas une description d'Allah parce qu'Il est indescriptible. Personne ne sait qui il est et à quoi il ressemble. L'homme dans l'Islam n'est pas une image de Dieu, mais l'esclave d'Allah. Allah reste le Dieu distant, grand et inconnu que personne ne peut atteindre ou comprendre.
Dans la Bible, cependant, plusieurs visions du Dieu saint et glorieux sont rapportées. Ceux qui l'ont vu ont été profondément ébranlés et sont tombés comme morts (Ésaïe 6, 1-8, Ézéchiel 1, 4-2,1, Actes 9, 4, Apocalypse 1, 17, 4, 1-3, 5, 6- 8).
** Le fruit de la prétendue rencontre de Mohamed avec Allah n'était pas une grâce du salut. Cela n'a pas non plus provoqué d'agitation ou de pénitence de Mohamed, et n´a été suivi d'un avertissement du jugement de Dieu. La vision a simplement intensifié l'attitude légale de Mohamed et exigé une adoration accrue. Cela montre qu'Allah est d'abord un législateur et un juge à adorer, mais pas un père aimant ni un sauveur qui se sacrifie comme Jésus.

Mohamed poursuivit, comme je passais sur le chemin du retour devant Moïse, votre bon seigneur, il me demanda combien de prières m'avaient été prescrites. J'ai répondu: «Cinquante fois par jour». Il dit Alors: «Tant de prières sont pénibles, et ton peuple est faible. Retourne vers ton Seigneur et demande-lui de te faciliter la tâche à toi et à ton peuple». J'ai suivi ce conseil et dix d'entre elles me furent enlevées.

Moise trouva que quarante prières étaient encore trop et me conseilla de demander d´autres allègements, il m´en fut retiré dix de plus.

Moise trouvait que c´était encore trop. Je retournais aussi souvent jusqu´à ce qu´il me fut imposé cinq prières chaque jour.*

* Le récit du rôle de médiateur de Mohamed est un reflet islamique de l'intercession d'Abraham pour les habitants des villes de Sodome et de Gomorrhe (Genèse 18, 16-33). Cependant, tandis qu'Abraham demandait le salut des méchants et demandait le plus petit nombre de justes comme condition préalable au pardon des villes, Mohamed n'était pas concerné par le salut ou le salut de sa communauté, mais par un soulagement des devoirs de la loi pour le musulman. Ce n'était pas le pardon des pécheurs, mais un compromis dans la législation, un culte plus confortable avec un ajustement qui était le résultat de la médiation de Mohamed. Sinon rien ne résulta de la vision de son voyage céleste.

Quand Moïse voulu que je revienne, j'ai dit: « J'ai demandé si souvent un soulagement que j'ai honte de le refaire. Celui qui accomplit cette prière cinq fois par jour dans la foi et dans l'attente de la récompense, reçoit la récompense de cinquante prières telles que prescrites à l'origine ».

* Le soi-disant voyage céleste de Mohamed (al-mi'radj) est un sujet très controversé parmi les théologiens islamiques. Certains croient que Mohamed a vraiment fait ce voyage physiquement. Les autres s´appuie sur une tradition d'Aisha et sont d'avis que le voyage n'était qu'un rêve de Mohamed et que Mohamed était à Jérusalem dans l'esprit.

3.03.4 -- Comment Allah a neutralisé les railleurs

Mohamed, en dépit de toute moquerie, insultes, et même s'il a été appelé menteur, a réprimandé constamment son peuple en prévision de la récompense de Dieu. Comme Said ibn Rumman me l'a dit de la part d´Urwa ibn al-Zubair: « cinq hommes puissants et respectés étaient les plus mauvais railleurs: al-Aswad ibn al-Muttalib des Banu Asad. Comme je l'ai entendu, quand Mohamed a entendu parler de ses discours moqueurs et insultants, il a prié: « Allah! Fais qu´il devienne aveugle et tue son fils »!*

* La malédiction de Mohamed respire la vengeance qui se retrouve encore et encore dans l´Islam. Jésus, par contre, a guéri les aveugles et a averti les moqueurs. Ici l'esprit fondamentalement différent devient visible dans l'évangile et dans le Coran.

Jazid ibn Rumman m'a parlé d'Urwab. Al-Zubair a dit : « Gabriel est venu à Mohamed quand les moqueurs ont encerclé le lieu de culte. Mohamed s'est levé et s'est tenu à côté de lui. Quand Al-Aswad ibn al-Muttalib est passé, Gabriel a jeté une feuille verte dans son visage et il est devenu aveugle.*

* L'ange Gabriel se manifeste dans l'Islam comme un ange de justice et un assistant de Mohamed, pour exécuter ses intentions de vengeance. Gabriel n'est pas un messager de la grâce ici, qui bénit et qui sauve. Quelle distorsion! Mohamed n'avait aucune idée de la souveraineté et de la grandeur spirituelles de l´ange de Dieu.

Al-Aswad ibn Abd Jaghuth est alors passé. Puis il a pointé (Gabriel) sur son corps, et il est devenu hydropique et est mort de cette maladie.

Al-Walid ibn al-Mughira vint alors. Gabriel désigna la cicatrice sur un vieux talon qu'il avait reçu il y a des années. Le mal s'est aggravé et il est mort. A la suite de quoi al-'As ibn Wa'il passa. Gabriel désigna la plante de son pied. Peu de temps après, il monta un âne pour aller à Ta'if. L'âne se coucha sur des buissons épineux, et une épine pénétra dans la plante du pied d'al-As, et il en mourut. Finalement, Al-Harith ibn Tulatila passa et Gabriel pointa sa tête, qui commença à s'envenimer à cet endroit jusqu'à sa mort.*

* De tels histoires suggèrent de la magie noire, ainsi que l'appel à la prière dans la Sourate Al 'Imran 3, 61, dans lequel Mohamed voulait mettre la malédiction d'Allah sur les Chrétiens parce qu'ils n'acceptaient pas l'Islam.
Mais Jésus a ordonné à ses disciples de pardonner à leurs ennemis tous leurs péchés, de les bénir et de leur faire du bien (Matthieu 6, 14-15). La bénédiction de Christ est plus forte que la malédiction d'Allah (Jean 16, 33, Rom 8, 31-39).

3.03.5 -- Abu Talibs et la mort de Khadijas (env. 619 après JC)

Les hommes qui ont tourmenté Mohamed chez lui étaient Abu Lahab, al-Hakam ibn Abi al-As, Uqba ibn Abi Muit, Adi ibn Hamra al-Thaqafi et Ibn al-Asda al-Hudhali. Ils étaient ses voisins.

De ces hommes, seul al-Hakam s'est converti plus tard à l'Islam. Comme on me l'a dit, l'un d'eux a jeté l'utérus d'un mouton pendant qu'il priait, l'autre a jeté un utérus dans le pot dans lequel on faisait la cuisine pour lui. Enfin, Mohamed pria dans une pièce, pour être sûr. Comme me l'a dit Umar ibn Abd Allah, Mohamed avait l'habitude de porter les ordures sur un morceau de bois jusqu'à la porte et de crier: «O, fils d'Abd Manaf! Quel voisinage, j'apprécie! »Après ça, il jeta les ordures sur le chemin.

Abou Talib et Khadija moururent la même année *. Cela affligea Mohamed avec un grand malheur, car Khadija était un pilier fidèle de l'Islam dans lequel il se sentait soulagé, et Abou Talib le défendait et le protégeait contre les membres de sa tribu. Tous deux sont morts trois ans avant d'émigrer à Médine.

* Jusqu'à la mort d'Abou Talib et de Khadija, Mohamed - et donc tout l'Islam - a été soutenu et supporté par le pouvoir du clan et son obligation de protéger Mohamed. Lorsque les porteurs de cette protection familiale moururent la même année, Mohamed devint sans défense et hors la loi. L'Islam s'était développé et renforcé sous la protection du clan arabe.
Jésus n'avait aucun parent pour le protéger. Ses frères se sont séparés tôt de lui. Jésus est devenu un réfugié et est allé à l'étranger à plusieurs reprises (la Phénicie et les dix villes) jusqu'à ce qu'il décide d´aller à Jérusalem de par sa propre volonté son propre chemin et résolument à Jérusalem pour mourir pour tous les hommes comme l'Agneau de Dieu (Matthieu 12, 46-50) ; Jean 7, 3-10).

Après la mort d'Abu Talib, les Qurayshites maltraitèrent Mohamed comme ils n'auraient jamais osé le faire pendant le temps d'Abou Talib. Un de ceux-ci alla même jusqu´à éparpiller de la poussière sur sa tête. Mohamed revint chez lui, il avait toujours de la poussière dans ses cheveux. Une de ses filles lui lava la tête en pleurant, mais il dit: «Ne pleure pas, ma petite fille, Allah protégera ton père». Entre temps, il dit: «Tant qu'Abou Talib vivait, les Qurayshites ne pouvaient pas me faire de mal ».

3.04 -- TEST

Cher lecteur,
Si vous avez lu cette brochure attentivement, vous pouvez répondre aux questions suivantes facilement. Si quelqu´un répond à 90 pourcent des questions positivement, peut recevoir de notre centre un certificat sur:

Etudes avancées
sur la vie de Mohamed selon l´évangile

- comme un encouragement pour son futur service pour Christ.

  1. Comment Umar ibn al-Khattab s´est converti à l´Islam?
  2. Pourquoi la sourate de blasphème (al-Kafirun) a été révélée?
  3. Quel rapport avait Mohamed avec son oncle Abu Lahab? Comment ceci se retrouve dans une sourate coranique?
  4. Qu´est-ce que Mohamed a révélé sur le ciel et l´enfer?
  5. Qu´ont rapportés les disciples de Mohamed réfugiés quand ils revinrent d´Abyssinie?
  6. Pourquoi la proscription des Banu Hashim et Banu Muttalib a-t-elle été levée contre Mohamed et ses protecteurs?
  7. Comment Mohamed a converti Rukana?
  8. Qu'ont dit les chrétiens de la délégation abyssine lorsqu'ils arrivèrent à La Mecque?
  9. Que s´est-il passé entre Mohamed et le chrétien Djabr?
  10. Quelles sont les principales déclarations de la sourate al-Kawthar?
  11. Quel est l´histoire de Mohamed sur son voyage dans les sept ciels? Qu´en pensez-vous?
  12. Comment est décrit Mohamed?
  13. Comment Allah a neutralisé ses railleurs?
  14. Pourquoi Mohamed a souffert après la mort d´Abu Talib et de Khadijas?

Chaque participant à ce test peut utiliser tout livre mis à sa disposition pour répondre à ces questions et demander à toute personne de confiance connue. Nous attendons vos réponses écrites, y compris votre adresse complète sur papier ou par E-mail. Nous prions pour vous à Jésus, le Seigneur vivant, pour appeler, envoyer, guider, fortifier, protéger et être avec vous tous les jours de votre vie!

Réunis au service pour Jésus
Abd al-Masih et Salam Falaki.

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